Thierry Goemans est consultant et formateur indépendant en gestion des organisations; il dirige Adjuvamus et Formation-Compta-Tout-pour-Entreprendre.

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Mot-clé - professionnaliser la gestion

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samedi, 11 octobre 2014

L’inventaire – qu’est-ce donc ?

Dans toute entreprise, la direction financière doit faire établir, une fois l’an, la liste exhaustive de tous les biens (stocks, équipements, …). Sur la base de cette liste, les comptables vont passer les « écritures d’inventaire », c’est à dire que les comptes vont être ajustés pour être l’image fidèle du patrimoine de l’entreprise, telle que « photographiée » sur le terrain à un instant T. L’enjeu n’est pas mince, c’est l’expression de la valeur de l’entreprise qui est en jeu.

Les entreprises tiennent classiquement l’inventaire de leurs stocks ou de leurs équipements. Le plus souvent la liste de tout ce qui compose le patrimoine de l’entreprise est tenue à jour, en quantité et en valeur, via des logiciels de comptabilité et/ou de gestion des stocks, des achats et des ventes. Ces outils permettent d’enregistrer, au jour le jour, les flux entrants et sortants.
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Cet inventaire permanent, facilité par l’informatique, n’est pas probant à lui seul. La loi impose qu’un inventaire extra-comptable soit réalisé une fois par an. Concrètement il s’agit du comptage physique des stocks et des autres biens détenus par l’entreprise. Cette opération de recensement systématique permet d’ajuster les quantités et valeurs retenues pour établir le bilan comptable, soit la situation patrimoniale annuelle de l’entreprise.

Le comptage –sans erreur- des stocks et immobilisations doit faire l’objet d’une préparation minutieuse pour une efficacité optimale. La direction de l’entreprise (et leurs directeurs administratifs et financiers) assume la responsabilité du bon déroulement de l’inventaire physique. S’il est assez simple de compter des produits standard confinés dans un entrepôt unique, l’inventaire physique demande déjà plus d’organisation quand il y a plusieurs lieux de stockage. Le comptage des fluides, des matières premières, des produits en cours de transformation à la date de l’inventaire, pour ne citer que ces cas, peut rapidement aboutir à des résultats imprécis en l’absence d’une réflexion bien menée, en amont, sur la procédure à appliquer.

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En pratique, il y a lieu de figer tous les mouvements entrants et sortants, pendant le temps du comptage. Il va falloir établir une procédure et, le jour J venu, s’assurer du bon déroulement des opérations, sur le terrain. Comment dissocier les articles déjà comptés de ceux restant à compter ? Une étiquette de couleur ? Qui va identifier les articles et autres biens endommagés ? Quel support pour matérialiser le comptage ? Qui fera autorité pour évaluer la détérioration ou l’obsolescence d’un bien ou d’un produit ?

Une fois le comptage effectué, la direction financière de l’entreprise se fondera sur les règles d’évaluation en vigueur dans l’entreprise, et arrêtées par les organes de gestion, pour valoriser les inventaires. Pas question de choisir la méthode du coût moyen, pour valoriser un stock, si la règle établie les années précédentes était, par exemple celle du « Last In/First Out ». La règle est la permanence des méthodes d'évaluation, leur modification constitue une exception qui doit être motivée.

Il convient, pour chaque acteur de l’inventaire, de bien comprendre l’enjeu : établir la valeur du patrimoine de l’entreprise, selon des méthodes constantes, permettant des comparaisons dans le temps.

mercredi, 17 septembre 2014

Comment choisir son expert-comptable ?


Vous souhaitez confier la tenue de votre comptabilité à un professionnel compétent. Mais voilà : votre petite entreprise n'est pas "le dossier du siècle" dont rêvent tous les experts-comptables. Nous vous donnons quelques "ficelles" pour choisir le cabinet qui n'enfouira pas votre dossier "en-dessous de la pile".


Le mieux qu’on puisse faire, lors du choix de son expert-comptable, c’est de consulter son réseau d’entrepreneurs. Untel vous dit qu’il est content de son comptable ? Sachez faire dire à Untel les raisons de sa satisfaction ? Peut-être qu’Untel se contente d’avoir un prix plancher et qu’il souhaite voir le professionnel des chiffres le moins souvent possible, phobie administrative oblige. Un autre utilise les services du même expert-comptable depuis des années ? Sachez-les raisons de sa fidélité. En faisant la synthèse, prenez-en compte vos propres critères d'efficacité professionnelle et vos propres faiblesses avant de choisir le professionnel qu’il vous faut. 

L'expert-comptable, c'est comme le médecin et le garagiste : on en sort toujours un peu frustré, parce qu'on le paie toujours mais qu'on ne le comprend pas toujours.


Vous ne vous passionnez pas pour la comptabilité ? 

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mardi, 2 septembre 2014

Dirigeants d'entreprise : quelle est votre formation en gestion ?

Certains entrepreneurs ont eu une formation initiale en gestion et finances. Ces matières, comme la comptabilité, ne sont pas toujours le meilleur souvenir de leur vie d’étudiant. Pourtant, tous ceux qui portent une petite entreprise à bout de bras ont intérêt à maîtriser leur gestion, leur comptabilité et leur reporting. L'efficacité du pilotage de l'entreprise en dépend.


Les marchés sont difficiles à conquérir et les marges sont souvent étroites. Le risque est de perdre de l'argent sans s'en apercevoir si le suivi de la rentabilité et de la trésorerie sont imprécis.

Dans le meilleur des cas, quand bien même vous exploitez un filon hyper-rentable, des lacunes dans la gestion pourraient vous empêcher de concrétiser des investissements ou d’autres opportunités de développement. 
Une gestion approximative conduit toujours au gaspillage. De surcroît, le désordre nuit à la réputation de l'entreprise.

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mardi, 22 avril 2014

Comment procède le trésorier pour établir vos prévisions de trésorerie ?

Disposer toujours des disponibilités nécessaires au fonctionnement de l’entreprise est une préoccupation commune à tous les entrepreneurs, de la TPE PME à la multinationale. Voici les notions que maîtrisent un bon trésorier ; autant de conseils pour une anticipation plus sereine de la trésorerie dans une entreprise agile.plan tresorerie notions

La trésorerie est une affaire de « flux » (cash flow)

Il y a, d’une part les recettes, les sommes entrantes, et d’autre part les dépenses, soit l’argent qui sort de l’entreprise. Le pilotage de l'entreprise, dont la mesure du besoin de trésorerie fait partie, nécessite une bonne maîtrise des flux monétaires, pour s'affranchir de la puissance discrète du hasard.

Comprendre le cycle de l’argent

Selon son activité, le cycle de production et de commercialisation de votre entreprise est plus ou moins long. Concrètement, le temps qui sépare une recette (flux entrant) des dépenses qui ont été consenties pour réaliser la vente génératrice de la recette n’est pas le même, selon qu’on gère des magasins de vente au détail ou, par exemple, qu’on dirige un chantier naval, qui livre un navire tous les trois ans.

De même, certaines activités nécessitent d’exposer plus ou moins de charges variables, quand d’autres verront leurs charges rester fixes, indépendamment du volume des ventes. Par exemple, dans un cabinet de conseil, la masse salariale doit être réglée quel que soit le chiffre d’affaires du mois, tandis qu’une société de déménagement, qui embauche des intérimaires pour réaliser des chantiers éphémères, verra ses charges se réduire si les clients ne sont pas au rendez-vous.

Avoir une vision transversale de l’entreprise

L’analyse du niveau de trésorerie et l’anticipation du BFR dépend du passage en revue exhaustif et récurrent de tous les facteurs qui provoquent des flux de trésorerie. A surveiller :

  • Le niveau de l’encours clients
  • La période moyenne de recouvrement des créances
  • Le niveau des dettes fournisseurs
  • Les délais de crédit accordés par les fournisseurs
  • Le niveau des stocks
  • ...

Mais aussi :

  • Les prévisions de ventes
  • Les dépenses d’investissements et
  • Les autres dépenses exceptionnelles

La combinaison de ces tendances, permettent de positionner des recettes et des dépenses futures sur l’axe du temps, pour constituer un prévisionnel de trésorerie.

Maintenir un tableau prévisionnel de trésorerie

On commence par y poser éléments les plus « certains » (dernier solde bancaire connu, salaires à payer, ventes facturées à encaisser) pour terminer par l’estimation des flux plus « aléatoires » dans leur montant ou leur date de survenance (achats prévus mais pas encore réalisés, …)

Les prévisions de trésorerie doivent être mises à jour de manière systématique et récurrente, au moins chaque mois et chaque fois qu’un fait significatif vient changer la donne (ex : contrat signé ou au contraire affaire manquée, embauche de personnel supplémentaire, anticipation d’une hausse de loyer …).

Confronter chaque mois la vérité inscrite sur les relevés bancaires de votre entreprise et votre tableau prévisionnel vous permettra d’affiner, au fil du temps, vos capacités d’anticipation.

Il est pratique, aussi, de réaliser des scénarios de BFR : modéliser, sur Excel par exemple, des scénarios de trésorerie selon des hypothèses « hautes », « moyennes » ou « basses » pour se faire une idée de l’impact du volume d’affaires sur la trésorerie disponible à l’avenir. Le rôle du trésorier est d’anticiper l’excédent de trésorerie (éviter l’argent qui « dort ») ou, à l’inverse, le manque de liquidités (un financement est plus facile à obtenir lorsque l’entreprise a anticipé un futur besoin d’argent).

Investir sur le contrôle de gestion

Professionnaliser la gestion de la trésorerie est plus facile si le trésorier peut s’appuyer sur des éléments objectifs :

  • une comptabilité à jour et suffisamment détaillée,
  • des procédures pour vérifier et encadrer les dépenses et la rotation des stocks,
  • une politique de facturation et de relance clients efficace pour encaisser les créances sans retard
  • la mise à jour régulière du carnet de commandes à servir
  • ...

Le contrôle de gestion n’a pas pour but des économies de bout de chandelles mais plutôt le contrôle de la cohérence entre les flux et la stratégie de l’entreprise. Les indicateurs-clés, qui figurent sur le reporting de l’entreprise donnent une bonne indication des postes de recettes et de dépenses « clés », qui impactent forcément beaucoup la trésorerie.

jeudi, 24 octobre 2013

Formation comptabilité : quelle utilité pour un dirigeant de PME ?

formation comptabilité TPE  dirigeants d'entreprises
Apprendre la comptabilité nécessite plus que quelques heures de formation. Mais on peut se décomplexer face au « mythe comptable » et réaliser soi-même une partie des travaux. Après une formation comptabilité, le dirigeant d’entreprise sait mettre en place une bonne organisation administrative, qui facilite sa gestion au quotidien. Après une formation en comptabilité, le chef d’entreprise est aussi plus apte à décider des situations où il faut prendre conseil, demander de l’aide ou une délégation d’exécution.

Le chef d’entreprise qui comprend les mécanismes de la comptabilité est plus autonome dans ses actes de gestion que les entrepreneurs qui dépendent de subordonnés ou de conseils extérieurs pour la tenue comptable ou la lecture de chiffres qui les concernent pourtant au plus haut point.

Entrepreneurs, parlez-vous le comptable ?

En effet, chaque fait économique survenu dans l’entreprise, et même certaines situations à venir se traduisent par des flux monétaires, à comptabiliser. Qui peut être mieux placé que le dirigeant d’entreprise pour vérifier que les comptes qui sont les siens représentent bien l’image fidèle et exhaustive de la situation de l’entreprise. Tous les entrepreneurs sont très au fait de l’ensemble des petits et grands événements qui, combinés, permettent de se faire une idée des performances réalisées. En revanche, ceux qui sont capable de vérifier la traduction en langage comptable de la "vérité du terrain" sont moins nombreux. Ceux-là démontrent pourtant une efficacité professionnelle supérieure.

La comptabilité renforce la crédibilité du dirigeant d’entreprise

La comptabilité est l’instrument de mesure, le tableau de bord qui permet aux dirigeants non seulement le pilotage de l'entreprise mais aussi de communiquer de manière probante avec autrui. En effet, les normes comptables étant universellement reconnues, l'examen de votre comptabilité rend lisible la situation de votre entreprise aux yeux de personnes qui la connaissent beaucoup moins bien que vous. Souvent, le banquier, le centre des impôts, les principaux partenaires, clients ou fournisseurs sont mieux préparés que le dirigeant de PME lui-même, pour interpréter les comptes. En se formant à la comptabilité, le chef d’entreprise se dote d’un surplus de confiance et de crédibilité, pour convaincre des personnes pour lesquelles un business se résume à un bilan et un compte de résultat.

La comptabilité renforce l’autorité de l’entrepreneur

Contrôler par lui-même régulièrement la cohérence entre les procédures comptables et les activités de l'entreprise permet au patron d’être acteur de l’organisation et du contrôle interne de sa PME. Formé aux règles comptables, le dirigeant va s’organiser pour disposer de ses chiffres à jour, selon une périodicité décidée par lui. De même, maître des procédures administratives et comptables, le chef d’entreprise prend part ou supervise et contrôle les travaux de gestion qu’il choisirait de déléguer.

Une formation comptabilité est aussi une formation au budget ou au business plan.

Globalement, les dirigeants qui ont investi dans une formation en comptabilité ont une meilleure maîtrise des chiffres-clés et du reporting de l’entreprise. Ils posent des hypothèses de gestion argumentées, qui permettent aussi de gagner du temps lors de l’élaboration des budgets, d’ailleurs souvent basés sur l’analyse de la comptabilité des exercices précédents.

Mieux maîtriser la comptabilité est utile pour bâtir le plan de trésorerie

Les créances et dettes ne sont jamais aussi clairement recensées que sur une balance comptable bien tenue à jour. Le dirigeant d’entreprise qui est capable de se retrouver efficacement dans les droits et engagements à venir pour son entreprise, sera plus précis dans le travail de prévision de trésorerie, trop souvent laissé à vau-l'eau, malgré les conséquences néfastes que cette impasse représente sur l’image de l’entreprise qui paie tard et sur la sérénité du dirigeant.

Il reste une mauvaise raison ;) de savoir lire ou faire, par soi-même, la comptabilité : l’externalisation comptable et les conseils ont un coût souvent jugé exorbitant. J’évoque une mauvaise raison car, tout bien considéré, une bonne organisation comptable interne nécessite également du temps et des moyens. Et si on commençait par offrir une formation comptabilité au chef d’orchestre ? C’est vous le patron, non ?

Pensez aussi aux possibilités de faire financer votre formation ou à demander le crédit d’impôt formation des dirigeants.

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