Thierry Goemans est consultant et formateur indépendant en gestion des organisations; il dirige Adjuvamus et Formation-Compta-Tout-pour-Entreprendre.

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Mot-clé - pilotage de l’entreprise

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mardi, 21 octobre 2014

Suivi du budget : Où va vraiment l’argent de l’entreprise ?


Comment utilisez-vous l’argent de votre entreprise ? Où part l’argent qui passe entre vos mains ? Répondre à cette question c'est expliquer votre stratégie d'entreprise. Une réponse argumentée passe par le suivi budgétaire et le contrôle de gestion.


Construire le budget d'une entreprise demande du temps et de la réflexion. Cependant, le pilotage de l’entreprise ne peut se faire que sur la base d’un budget prévisionnel détaillé par nature et/ou par activité. L’idée maîtresse est de permettre le suivi des flux financiers afin de contrôler l’emploi judicieux des ressources de l’entreprise.
Il ne s’agit pas de vérifier si le moindre crayon acheté était prévu au budget et s’il a été acheté au bon prix, mais, pourtant, tout ce qui peut être anticipé devrait l’être.

Des budgets plus ou moins détaillés

Dans ma pratique, j’ai pu observer plusieurs approches budgétaires :

  • L’actualisation des données comptables de l’année, plus (ou moins) une indexation estimée,
  • Les prévisions basées uniquement sur le feeling de l’entrepreneur ?
  • Les tableaux standardisés (récupérés sur internet ?) truffés de chiffres incohérents.
Comme professionnel du contrôle de gestion, ma vision de ce que doit être un budget est un peu différente :

 La construction du budget de l’entreprise repose sur le coût de chaque activité nécessaire pour réaliser 100% des objectifs.

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mardi, 22 avril 2014

Comment procède le trésorier pour établir vos prévisions de trésorerie ?

Disposer toujours des disponibilités nécessaires au fonctionnement de l’entreprise est une préoccupation commune à tous les entrepreneurs, de la TPE PME à la multinationale. Voici les notions que maîtrisent un bon trésorier ; autant de conseils pour une anticipation plus sereine de la trésorerie dans une entreprise agile.plan tresorerie notions

La trésorerie est une affaire de « flux » (cash flow)

Il y a, d’une part les recettes, les sommes entrantes, et d’autre part les dépenses, soit l’argent qui sort de l’entreprise. Le pilotage de l'entreprise, dont la mesure du besoin de trésorerie fait partie, nécessite une bonne maîtrise des flux monétaires, pour s'affranchir de la puissance discrète du hasard.

Comprendre le cycle de l’argent

Selon son activité, le cycle de production et de commercialisation de votre entreprise est plus ou moins long. Concrètement, le temps qui sépare une recette (flux entrant) des dépenses qui ont été consenties pour réaliser la vente génératrice de la recette n’est pas le même, selon qu’on gère des magasins de vente au détail ou, par exemple, qu’on dirige un chantier naval, qui livre un navire tous les trois ans.

De même, certaines activités nécessitent d’exposer plus ou moins de charges variables, quand d’autres verront leurs charges rester fixes, indépendamment du volume des ventes. Par exemple, dans un cabinet de conseil, la masse salariale doit être réglée quel que soit le chiffre d’affaires du mois, tandis qu’une société de déménagement, qui embauche des intérimaires pour réaliser des chantiers éphémères, verra ses charges se réduire si les clients ne sont pas au rendez-vous.

Avoir une vision transversale de l’entreprise

L’analyse du niveau de trésorerie et l’anticipation du BFR dépend du passage en revue exhaustif et récurrent de tous les facteurs qui provoquent des flux de trésorerie. A surveiller :

  • Le niveau de l’encours clients
  • La période moyenne de recouvrement des créances
  • Le niveau des dettes fournisseurs
  • Les délais de crédit accordés par les fournisseurs
  • Le niveau des stocks
  • ...

Mais aussi :

  • Les prévisions de ventes
  • Les dépenses d’investissements et
  • Les autres dépenses exceptionnelles

La combinaison de ces tendances, permettent de positionner des recettes et des dépenses futures sur l’axe du temps, pour constituer un prévisionnel de trésorerie.

Maintenir un tableau prévisionnel de trésorerie

On commence par y poser éléments les plus « certains » (dernier solde bancaire connu, salaires à payer, ventes facturées à encaisser) pour terminer par l’estimation des flux plus « aléatoires » dans leur montant ou leur date de survenance (achats prévus mais pas encore réalisés, …)

Les prévisions de trésorerie doivent être mises à jour de manière systématique et récurrente, au moins chaque mois et chaque fois qu’un fait significatif vient changer la donne (ex : contrat signé ou au contraire affaire manquée, embauche de personnel supplémentaire, anticipation d’une hausse de loyer …).

Confronter chaque mois la vérité inscrite sur les relevés bancaires de votre entreprise et votre tableau prévisionnel vous permettra d’affiner, au fil du temps, vos capacités d’anticipation.

Il est pratique, aussi, de réaliser des scénarios de BFR : modéliser, sur Excel par exemple, des scénarios de trésorerie selon des hypothèses « hautes », « moyennes » ou « basses » pour se faire une idée de l’impact du volume d’affaires sur la trésorerie disponible à l’avenir. Le rôle du trésorier est d’anticiper l’excédent de trésorerie (éviter l’argent qui « dort ») ou, à l’inverse, le manque de liquidités (un financement est plus facile à obtenir lorsque l’entreprise a anticipé un futur besoin d’argent).

Investir sur le contrôle de gestion

Professionnaliser la gestion de la trésorerie est plus facile si le trésorier peut s’appuyer sur des éléments objectifs :

  • une comptabilité à jour et suffisamment détaillée,
  • des procédures pour vérifier et encadrer les dépenses et la rotation des stocks,
  • une politique de facturation et de relance clients efficace pour encaisser les créances sans retard
  • la mise à jour régulière du carnet de commandes à servir
  • ...

Le contrôle de gestion n’a pas pour but des économies de bout de chandelles mais plutôt le contrôle de la cohérence entre les flux et la stratégie de l’entreprise. Les indicateurs-clés, qui figurent sur le reporting de l’entreprise donnent une bonne indication des postes de recettes et de dépenses « clés », qui impactent forcément beaucoup la trésorerie.

jeudi, 24 octobre 2013

Formation comptabilité : quelle utilité pour un dirigeant de PME ?

formation comptabilité TPE  dirigeants d'entreprises
Apprendre la comptabilité nécessite plus que quelques heures de formation. Mais on peut se décomplexer face au « mythe comptable » et réaliser soi-même une partie des travaux. Après une formation comptabilité, le dirigeant d’entreprise sait mettre en place une bonne organisation administrative, qui facilite sa gestion au quotidien. Après une formation en comptabilité, le chef d’entreprise est aussi plus apte à décider des situations où il faut prendre conseil, demander de l’aide ou une délégation d’exécution.

Le chef d’entreprise qui comprend les mécanismes de la comptabilité est plus autonome dans ses actes de gestion que les entrepreneurs qui dépendent de subordonnés ou de conseils extérieurs pour la tenue comptable ou la lecture de chiffres qui les concernent pourtant au plus haut point.

Entrepreneurs, parlez-vous le comptable ?

En effet, chaque fait économique survenu dans l’entreprise, et même certaines situations à venir se traduisent par des flux monétaires, à comptabiliser. Qui peut être mieux placé que le dirigeant d’entreprise pour vérifier que les comptes qui sont les siens représentent bien l’image fidèle et exhaustive de la situation de l’entreprise. Tous les entrepreneurs sont très au fait de l’ensemble des petits et grands événements qui, combinés, permettent de se faire une idée des performances réalisées. En revanche, ceux qui sont capable de vérifier la traduction en langage comptable de la "vérité du terrain" sont moins nombreux. Ceux-là démontrent pourtant une efficacité professionnelle supérieure.

La comptabilité renforce la crédibilité du dirigeant d’entreprise

La comptabilité est l’instrument de mesure, le tableau de bord qui permet aux dirigeants non seulement le pilotage de l'entreprise mais aussi de communiquer de manière probante avec autrui. En effet, les normes comptables étant universellement reconnues, l'examen de votre comptabilité rend lisible la situation de votre entreprise aux yeux de personnes qui la connaissent beaucoup moins bien que vous. Souvent, le banquier, le centre des impôts, les principaux partenaires, clients ou fournisseurs sont mieux préparés que le dirigeant de PME lui-même, pour interpréter les comptes. En se formant à la comptabilité, le chef d’entreprise se dote d’un surplus de confiance et de crédibilité, pour convaincre des personnes pour lesquelles un business se résume à un bilan et un compte de résultat.

La comptabilité renforce l’autorité de l’entrepreneur

Contrôler par lui-même régulièrement la cohérence entre les procédures comptables et les activités de l'entreprise permet au patron d’être acteur de l’organisation et du contrôle interne de sa PME. Formé aux règles comptables, le dirigeant va s’organiser pour disposer de ses chiffres à jour, selon une périodicité décidée par lui. De même, maître des procédures administratives et comptables, le chef d’entreprise prend part ou supervise et contrôle les travaux de gestion qu’il choisirait de déléguer.

Une formation comptabilité est aussi une formation au budget ou au business plan.

Globalement, les dirigeants qui ont investi dans une formation en comptabilité ont une meilleure maîtrise des chiffres-clés et du reporting de l’entreprise. Ils posent des hypothèses de gestion argumentées, qui permettent aussi de gagner du temps lors de l’élaboration des budgets, d’ailleurs souvent basés sur l’analyse de la comptabilité des exercices précédents.

Mieux maîtriser la comptabilité est utile pour bâtir le plan de trésorerie

Les créances et dettes ne sont jamais aussi clairement recensées que sur une balance comptable bien tenue à jour. Le dirigeant d’entreprise qui est capable de se retrouver efficacement dans les droits et engagements à venir pour son entreprise, sera plus précis dans le travail de prévision de trésorerie, trop souvent laissé à vau-l'eau, malgré les conséquences néfastes que cette impasse représente sur l’image de l’entreprise qui paie tard et sur la sérénité du dirigeant.

Il reste une mauvaise raison ;) de savoir lire ou faire, par soi-même, la comptabilité : l’externalisation comptable et les conseils ont un coût souvent jugé exorbitant. J’évoque une mauvaise raison car, tout bien considéré, une bonne organisation comptable interne nécessite également du temps et des moyens. Et si on commençait par offrir une formation comptabilité au chef d’orchestre ? C’est vous le patron, non ?

Pensez aussi aux possibilités de faire financer votre formation ou à demander le crédit d’impôt formation des dirigeants.

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