Thierry Goemans est consultant et formateur indépendant en gestion des organisations; il dirige Adjuvamus et Formation-Compta-Tout-pour-Entreprendre.

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Mot-clé - bilans comptables

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dimanche, 8 juin 2014

Le compte de résultat - Qu'est-ce donc ?

Le compte de résultat permet de mesurer la création de valeur d'une entreprise, au cours d'une période donnée. L'analyse des Charges et des Produits portés au compte de résultat va permettre de savoir si l'emploi que l'entreprise fait des ressources dont elle dispose génère un résultat positif (bénéfice) ou négatif (perte).
Autrement dit, le compte de résultat reflète l'activité de l'entreprise dans un temps donné, (classiquement 1 année civile).

Le compte de résultat comporte une liste de Charges et une liste de Produits.

Les dépenses qui ne font rien entrer dans l'Actif de la société sont à considérer comme des Charges; celles-ci grèvent le résultat de l'entreprise (elles le diminuent). Des exemples de Charges : les salaires, le loyer, des matières consommées dans le cycle de production de l'entreprise ou des marchandises sorties du stock pour servir les clients.

Les recettes liées à l'activité de l'entreprise sont à considérer comme des Produits; ceux-ci viennent augmenter le résultat de l'entreprise. Le poste principal constitutif des Produits est logiquement celui des ventes de produits ou services, soit le chiffre d'affaires de la société.

Le résultat d'une période donnée se calcule par différence entre le total des Produits et le total des Charges. Si les produits sont supérieurs aux charges, la société dégage un bénéfice, sinon elle constate une perte.

A la fin de chaque période comptable (en général un an) le compte de résultat est remis à zéro par transfert du résultat (bénéfice ou perte au bilan). Un bénéfice viendra renforcer les fonds propres (ou capitaux propres), tandis qu'une perte reportée viendra en diminuer la valeur.

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mardi, 25 février 2014

TPE : l’allègement des obligations comptables, c’est maintenant

allegement obligations comptables tpe micro-entreprises 2014 Les TPE et les micro-entreprises bénéficient d’une ordonnance gouvernementale qui allège leurs obligations comptables. Ces mesures s’appliquent déjà aux comptes clos au 31 décembre 2013. Ce texte concerne un million d’entreprises. Dont la vôtre ?

Les mesures d’allègement des obligations comptables que nous détaillons ici s’appliquent dès cette année, à partir du 1er avril 2014, soit aussi pour les comptes annuels clos au 31 décembre 2013.
Cette ordonnance s’inscrit dans la politique de simplification, qui devrait permettre aux petites entreprises d’économiser du temps et des ressources sur l'élaboration des états administratifs, comptables et fiscaux obligatoires.

Les mesures simplificatrices de Bercy au bénéfice des TPE et micro-entreprises

  • Les micro-entreprises, soit environ un million de sociétés, comptant en général moins de 10 salariés, ne sont plus tenues d’établir l'Annexe à leurs comptes annuels.
  • Les petites entreprises (celles qui dont l’effectif salarié est génralement inférieur à 50) pourront établir leurs comptes annuels selon un modèle simplifié de bilan et de compte de résultat.
  • Les micro-entreprises pourront préciser, lors du dépôt de leurs comptes au greffe du tribunal de commerce, qu’elles ne souhaitent pas que ces comptes soient publiés. Il s’agit d’une mesure de confidentialité, pour encourager les TPE à déposer leur comptes, à des fins statistiques, alors que nombre d’entre-elles se dérobaient devant cette obligation, pour éviter que leurs chiffres ne soient connus du public.

Ne négligez pas pour autant la finalisation de vos comptes annuels. Tous les dirigeants d’entreprise ont besoin, à minima une fois par an, d'une synthèse des performances et du patrimoine de leur société, pour légitimer leurs décisions stratégiques. Pour que cette synthèse soit parlante, il faut qu’elle soit établie à normes constantes. En conséquence, tout relâchement sur la comptabilité serait une faute de gestion.

L’avis du DAF freelance sur la simplification des obligations comptables

Bonne nouvelle pour les TPE, qui vont gagner du temps.
Le dépôt des comptes, sans obligation de publicité de ceux-ci met fin à une situation de désobéissance quasi généralisée dans certains secteurs d'activité.

Attention, l'allègement des obligations comptables porte sur le formalisme des synthèses. Il n'exonère pas les entreprises de la tenue d'une comptabilité conforme aux lois comptables et fiscales, encore moins du paiement de l'impôt des sociétés. La simplification administrative ne retire pas non-plus à l'administration fiscale son pouvoir de contrôle de la comptabilité des petites entreprises.

Quant aux économies d'argent ? Le communiqué officiel du ministre de l’économie et des finances indique que cette ordonnance simplifiera la vie de 97% des sociétés commerciales actives en France, et représentera, pour elles, environ 110 millions d’euros d’économies par an. J'ai calculé pour vous : 1 million d’entreprises se partageant 110 millions, cela représente … 110 euros pour chacune.

Lire aussi :

jeudi, 5 décembre 2013

Accéder aux infos comptables des sociétés

renseignements financiers sociétés
Avant de s'engager avec une entreprise, pour un achat important, il est prudent de se renseigner au sujet de ce futur fournisseur, si séduisant soit-il. S'il s'agit d'une société commerciale (SARL, EURL, SA ou SAS, par exemple) des informations financières sont disponibles gratuitement, pour tout le monde, sur internet. Où, quand et comment trouver les bilans des entreprises...

La fin d'un exercice comptable constitue pour tout chef d'entreprise, quel que soit son statut et la taille de ses affaires, un point d'étape obligatoire. Souvent, la fin de l'année comptable et fiscale coïncide avec le calendrier civil : la plupart des entreprises arrêteront leurs comptes annuels le 31 décembre prochain et leurs comptables s'emploieront à présenter, dans des tableaux normalisés, l'état de la rentabilité des affaires au cours des douze mois écoulés.

Ces tableaux, établis selon des règles strictes et constantes répondent à des impératifs d'information et de comparaison. Les informations qu'ils contiennent sont publiées et donc accessibles à tous. Toute personne qui envisage d'entrer en relation commerciale avec une entreprise française peut trouver aisément des informations financières sur son futur partenaire en consultant des sites comme Infogreffe ou societe.com, par exemple. La plupart de ces sites donnent accès gratuitement aux principaux chiffres comptables, les grandes masses constitutives du compte de résultat et du bilan des sociétés. L'accès aux détails est souvent payant, mais, si le jeu en vaut la chandelle, on peut télécharger, pour quelques euros, l'ensemble des informations normalisées publiées par les sociétés commerciales.

Certaines sociétés choisissent d'enfreindre la règle d'obligation de publication de leurs bilans sociaux annuels auprès du Greffe du Tribunal de Commerce. Ce défaut volontaire d'information est une information en soi : c'est le fait d'entreprises qui souhaitent préserver la confidentialité de leurs chiffres.

Qui est intéressé par les informations financières des entreprises ?

1° les propriétaires et/ou actionnaires de l'entreprise, et les salariés

2° l'administration fiscale pour la perception des impôts

3° tous les tiers, clients, fournisseurs, banquiers, et autres partenaires, actuels ou futurs qui entretiennent des relations d'affaires avec l'entreprise, ou envisagent d'en avoir bientôt.

Quelles informations basiques trouve t-on toujours dans une liasse fiscale ou un bilan publié ?

Le compte de résultat, soit le recensement des ventes de l'année et des charges professionnelles qui ont dû être engagées pour parvenir à réaliser ces ventes. La différence de ces deux masses constitue le résultat de l'année, soit un bénéfice ou une perte.

Le bilan comptable, soit la situation patrimoniale de l'entreprise au dernier jour de l'année (on dit "à la date de clôture") : la valeur des biens qu'elle possède et qui sont au service de l'exploitation (locaux, machines et équipements, stocks), les créances qu'elle détient (les sommes qui lui sont dues par des tiers, les clients par exemple) et l'état de ses avoirs bancaires, mais aussi le montant de ses fonds propres (les sommes laissées durablement dans l'entreprise par ses propriétaires pour financer l'exploitation), ainsi que l'état de ses dettes (ce que l'entreprise doit à ses fournisseurs, à l'Etat et éventuellement à un "banquier prêteur").

Je ne saurais que trop conseiller aux dirigeants de TPE et PME, de ne pas négliger cette petite enquête préliminaire, aussi simple que n'importe quelle autre recherche sur internet, avant de s'engager dans des enjeux financiers importants.

(Reprise d'un billet présenté pour la première fois le 25 décembre 2009)

mardi, 23 avril 2013

Mes tribunes sur dynamique.mag

Comme à chaque saison d'hiver, ce blog du DAF Freelance a fonctionné au ralenti. Ce n'est pas pour autant que j'ai rangé ma plume, limé mes griffes ou renoncé à partager des astuces. Simplement, j'ai réservé un écrit mensuel au site du Magazine Dynamique Mag'.

Je vous donne les liens vers quelques unes de mes publication de ces derniers mois.

Je prépare une série d'articles pour ce blog. Soyez patients ;)

En attendant, allez faire un tour sur les liens repris ci-dessus.

mercredi, 13 juin 2012

Savoir « lire un bilan » - un must pour l’entrepreneur

L’analyse de l’évolution de la structure d’un bilan de société permet d’en apprendre beaucoup sur la santé d’une entreprise et sur la stratégie qui y est mise en œuvre.

Pourtant j’aurais pu titrer VOULOIR « lire un bilan ». J’entre assez souvent en débat avec des dirigeants de startup, tout légitimement concentrés sur des préoccupations vitales et légitimes : vendre et encaisser. Leur parler « bilan » ou pire « fonds propres » est assurément l’assurance de faire un bide.
lire-un-bilan-comptable

Et pourtant, comme Monsieur Jourdain fait de la prose sans le savoir, « mes entrepreneurs » gèrent la structure de leur bilan, dès qu’ils cherchent des ressources à employer dans leurs activités. Alors je persévère, avec un second plaidoyer consacré au bilan. Dans un premier article, paru ici-même, je donnais des notions fondamentales concernant le bilan comptable des sociétés.

Pour qu’une société s’enrichisse, il faut qu’elle ait des activités commerciales, industrielles ou de services qui procurent des bénéfices. C’est le report de bénéfices dans le bilan, et rien d’autre, qui permet de constater une réelle création de valeur, et donc l’augmentation du patrimoine de l’entreprise.

Comprendre les facteurs de variation du patrimoine est fondamental. L’augmentation patrimoniale d’une société consécutive à des apports extérieurs à l’entreprise, plutôt qu’à des bénéfices d’exploitation ne conduit pas aux mêmes conclusions. Les apports n’enrichissent pas la société. Ils constituent des ressources, certes indispensables mais qui n’auront de valeur que si leur emploi, ultérieur, conduit à des profits d’exploitation.

Dans une vie d’entrepreneur, savoir « lire un bilan » d’un œil critique est un must. On vient de le dire, le patrimoine d’une société peut grandir de manière non proportionnelle au résultat d’exploitation, voire sans qu’aucun résultat bénéficiaire n’ait été constaté.

De surcroît, les apporteurs de ressources, qui garnissent le Passif (vilain terme péjoratif, pas par hasard !) sont des obligés. Concrètement, en cas d’arrêt d’activité de l’entreprise à un instant « t », le fruit de la liquidation des éléments d’Actif de la société sert à rembourser les contributeurs extérieurs. Si leurs ressources ont généré des profits, il y a un boni ; si au contraire l’emploi des ressources exogènes n’a pas permis de dégager de bénéfices, la société ne peut faire face à tous ses engagements et les apporteurs ne récupèrent pas leur mise.

La plupart des entrepreneurs n’envisage pas cette hypothèse –théorique- d’une cessation d’activité, entraînant le remboursement des engagements de leur société. Je leur donne 100% raison, la foi entrepreneuriale est nécessaire (contrairement à la comptabilité, la foi ne doit pas faire l’objet d’une justification ;) ).

La plupart des entrepreneurs n’envisage pas que le capital-risqueur, les fournisseurs, les banquiers, les fonds de subventions, les agents du fisc, ceux de l’URSSAF, leurs conjoint(e) ou leurs parents (love-money) se liguent contre eux pour envisager cette hypothèse –théorique- d’une cessation d’activité, avec un intérêt proportionnel aux risques qu’ils courent. Cette engeance disparate, appréhende, sans leçon de comptabilité, la différence entre Actif et Passif, ressource et emploi des ressources.

Redevenons pratique : Sont repérables, plus ou moins facilement, parmi les ressources classiques, qui créent des engagements à charge de la société :

  • L’exploitant ou les actionnaires qui apportent de l’argent frais (ou des biens leur appartenant) à l’entreprise,
  • Les fournisseurs dès qu'ils font crédit (c’est un apport provisoire, mais un apport quand-même),
  • Les subventions remboursables,
  • Les crédits d’impôts
  • Les prêts accordés par des établissements de crédits

Dans un bilan, tout se tient. Des exemples d'interprétation pour bien finir : un appel massif à de nouvelles ressources externes, rendu obligatoire par une chute des bénéfices, est un cas bien différent d’un appel à ressources externes dans le contexte de bénéfices qui se tiennent mais avec le constat d’investissements important, efforts consenti dans une entreprise qui a le vent en poupe.

Cet article fait suite à « le bilan comptable, qu’est-ce donc ?» et « le compte de résultat, qu’est-ce donc ?»

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