Thierry Goemans est consultant et formateur indépendant en gestion des organisations; il dirige Adjuvamus et Formation-Compta-Tout-pour-Entreprendre.

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Mot-clé - auto entrepreneur

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mardi, 8 décembre 2015

Financement de la formation pour les auto-entrepreneurs

financement_formation_AE.pngLorsque vous remplissez votre déclaration de chiffre d’affaires, chaque trimestre, sur le portail des auto-entrepreneurs, vous avez peut-être remarqué cette ligne : formation professionnelle. Vous avez pesté en vous disant que vous payiez encore une charge (la CFP) qui ne vous apporterait rien en retour ? Détrompez-vous ! Les auto-entrepreneurs ont des droits à la formation.

Un droit à la formation limité dans le temps…

Ce droit à la formation est un droit acquis grâce à vos cotisations sociales. Depuis 2011, les AE sont assujettis à la Contribution pour la Formation Professionnelle (CFP). Vos droits sont rapellés sur l’attestation de cotisation formation professionnelle reçue chaque année (si ce n’est pas le cas, il suffit de la réclamer auprès de l’URSSAF ou du RSI, voire de la récupérer sur leur site internet).

Attention : le droit à la formation pour les auto-entrepreneurs est valable annuellement. Il n’est ni cumulable ni reportable d’année en année. En clair, vous devez épuiser chaque année votre budget formation, sans possibilité de cumuler des crédits d'heures dans le but d’entreprendre un cursus important au bout de quelques années.

Le droit à la formation n'est pas proportionnel au chiffre d'affaires de l'auto-entreprise.

Chaque auto-entrepreneur peut se faire financer un à deux jours de formation par an (500 à 1250 €), en contrepartie de cotisations relativement faibles (vos cotisation consacrées au financement de la formation correspondent à seulement 0,10 à 0,30 % du chiffres d’affaires des AE). C'est peut-être un peu tard pour cette année, mais le temps des bonnes résolutions pour 2016 approche.

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mardi, 22 septembre 2015

8 choses à savoir avant de sortir du régime auto entrepreneur

La souplesse du régime de l’auto-entreprise a des limites : plafonds de chiffre d’affaires et impossibilité de déduire les frais réels de l’exploitation ou de récupérer la TVA sur les achats. De nombreux travailleurs indépendants finissent donc par envisager de passer la vitesse supérieure. Or, la marche est parfois haute pour ceux qui quittent l’auto-entreprise pour se confronter au régime réel et des cotisations "plein pot"qui « vont avec ».

auto-entreprise.jpg

1° Le montant des cotisations et impôts est déconnecté du montant du chiffre d’affaires.

L’auto entreprise est un régime fiscal et social à la fois. Le forfait libératoire allant de 15 à 25% (en gros) couvre tant les impôts que les charges sociales (sécurité sociale, retraite) des auto-entrepreneurs. Dans un régime réel, des cotisations sociales minimales seront dues d’office même en l’absence de chiffre d’affaires, sauf si vous devenez salarié ou assimilé salarié dans votre entreprise.

2° A chiffre d’affaires égal, la marge bénéficiaire diminue.

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