Thierry Goemans est consultant et formateur indépendant en gestion des organisations; il dirige Adjuvamus et Formation-Compta-Tout-pour-Entreprendre.

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Contrôle interne et contrôle de gestion : quésaco ?

Pratiquer le contrôle interne, c’est s’assurer que les risques d’exploitation d’une entreprise sont connus, maîtrisés et évalués régulièrement. Le contrôle de gestion permet de mesurer des performances pour des raisons stratégiques liées au pilotage de l’entreprise. Dans les deux cas, procédures et méthodes sont nécessaires pour prendre d'indispensables mesures.

controle interne controle de gestion

La formalisation de méthodes de contrôle interne permet d’attester des moyens mis en oeuvre pour mesurer les risques et la valeur de votre entreprise.

Le contrôle de gestion est un ensemble de travaux effectués pour mesurer les performances de l’entreprise afin de prendre des décisions de gestion.

Si vous n’êtes pas à même d’expliquer précisément la manière dont l’entreprise fonctionne ni comment la direction s’y prend pour surveiller la marche des affaires et anticiper les difficultés, il n’y a, dans votre entreprise, ni contrôle interne, ni contrôle de gestion.

En termes de contrôle interne, parler « risques d’exploitation », suppose de considérer l’entreprise dans son ensemble, puisque, par définition, le danger est partout, tout le temps. Dans une entreprise structurée, l’évaluation monétaire des risques est lisible dans les arrêtés comptables et les inventaires successifs, lesquels ont un caractère obligatoire et s’appuient sur des normes. En conséquence, dans le contrôle interne, les vérifications portant sur l’organisation comptable et financière sont prépondérants. La question primordiale est : « Les règles d’évaluation comptables retenues par l’organe de gestion pour valoriser l’entreprise sont-elles adaptées à la réalité » ? Puis-je justifier mes comptes de manière probante ?

Si des valeurs ou des risques sont surévalués ou, au contraire omis, cela veut dire que les aléas d’exploitation ne sont pas correctement recensés : en termes comptables, on dit que ce qui est couché sur le papier n’est pas l’image fidèle de la réalité.

On dit contrôle « interne » car sa mise en œuvre est laissée à l’appréciation des propriétaires ou du management de l’organisation. Par opposition à la tenue comptable, très encadrée par des lois, l’organe de gestion de l’entreprise organise le contrôle interne selon son bon gré. On peut donc dire que si la comptabilité est obligatoire et normalisée, le contrôle interne reste facultatif et ses principes ne sont pas définis officiellement. En termes de contrôle de gestion, ce sont des indicateurs-clés qui doivent être définis et ensuite mesurés régulièrement. Pratiquer le contrôle de gestion, c’est se donner les moyens d'établir le tableau de bord sur lequel les dirigeants s’appuient pour le pilotage de l’entreprise.

On comprend que le contrôle de gestion peut avoir une dimension plus confidentielle que le contrôle interne, qui lui est supposé garantir aux tiers qui viendraient à s’en inquiéter que l’entreprise est correctement organisée et que les risques sont maîtrisés. C'est un peu étrange puisque le contrôle dit interne peut servir à rassurer des tiers : tous ceux qui voudraient contrôler l’entreprise.

De bonnes raisons pour mettre en place un contrôle interne et du contrôle de gestion

Croire que la formalisation et la généralisation du contrôle, interne ou de gestion est un sujet réservé aux grandes entreprises, dotées d’un effectif important, qui agit dans le cadre de procédures détaillées, est peut être une erreur.

Car la loi est immuable pour toutes les sociétés commerciales. Il y a toujours un organe de gestion (le ou les actionnaires) et un exécutif délégué (gérant de SARL ou président de SAS). La faute de gestion peut toucher autant le gérant d’une entreprise artisanale que le président d’une startup que le patron d’une plus grosse entité. La mise en place d’un contrôle interne adapté est le moyen d’éviter ce genre de faute, en s’assurant que les risques sont connus et correctement évalués.
Pour faire court, le contrôle interne doit permettre de vérifier régulièrement que tout ce qui participe des comptes annuels et des indicateurs de gestion est pertinent.

Au-delà de la responsabilité légale des fondés de pouvoirs, la qualité du reporting qui permet aux dirigeants de piloter l’entreprise est l’enjeu du contrôle de gestion.

Vous hésitez à formaliser le contrôle interne ?

Comme chef d’entreprise, vous pensez que vous maîtrisez suffisamment vos risques entrepreneuriaux ? Voici quelques pistes de réflexion pour vous.

Le contrôle continu est un levier de pilotage stratégique car :

  1. Il contribue à la maîtrise de l’exploitation, à l’optimisation des flux d’information, à la fluidité des opérations et à l’utilisation efficiente des ressources. Bref, il s’agit des « bonnes pratiques » et de la rentabilité.
  2. Il permet une gestion appropriée et objective des risques opérationnels ou financiers auxquels l’entreprise est exposée. Bref, on parle stratégie !

Appelez ces travaux comme-vous voulez, mais vérifiez avec constance et méthode l’ensemble des fonctions de votre entreprise : vous vous assurez de l’efficacité de votre organisation et vous rassurez vos partenaires dès que c’est nécessaire. Votre crédibilité est renforcée et votre anticipation stratégique est reconnue.

externaliser_controle_de_gestion3.jpg