Thierry Goemans est consultant et formateur indépendant en gestion des organisations; il dirige Adjuvamus et Formation-Compta-Tout-pour-Entreprendre.

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10 clés pour un leadership réussi

“Un « bon » chef incite les gens à avoir confiance en leur chef, un « grand » chef aide les gens à avoir confiance en eux.” (E. Roosevelt).

Animer une équipe avec succès, dans les temps forts comme dans les temps faibles et amorcer des nouvelles affaires sont sans doute les deux plus grands défis auxquels un dirigeant de petite entreprise fait face.

Le leadership est une des facettes du job sur lesquelles beaucoup d'entrepreneurs sont à la peine. Les dirigeants de PME/TPE travaillent dur pour développer leur produit ou service et luttent pour résoudre les questions d’argent. Ils sortent et assurent la promotion des affaires et, heureusement, vendent. Mais beaucoup ne se soucient pas assez de leur rôle d’employeur, de la conduite des collaborateurs et de l’optimisation du rendement du facteur humain.

Pourtant, favoriser l’expression du talent et des connaissances des équipes n’est pas forcément une épreuve insurmontable. Les entrepreneurs qui réussissent ne savent pas seulement vendre ; ils ont aussi le savoir-faire pour identifier, attirer et retenir le talent qui peut transformer leur concept en un succès retentissant et rémunérateur. Les chefs qui ont cette capacité devraient pouvoir nager entourés de requins sans se faire manger.

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Voici 10 trucs de chefs qui ont réussi. Ils valent pour ceux qui ont des salariés comme pour ceux qui ont des partenaires non-salariés.

1. Rassembler une équipe dévouée. Vous avez besoin que l’équipe se soude autour de vous et du projet que vous pilotez. Cherchez les personnes dont les valeurs profondes prouvent qu’ils sont faits pour servir la cause de votre entreprise. Etre entouré de gens qui croient profondément à la pertinence de l’objet social que vous poursuivez est essentiel. Si vos équipes ont la foi, la ténacité et la franchise, elles sauront faire face aux difficultés.

2. Sur-communiquer. Même dans une petite équipe, il est difficile de savoir ce qui fait avancer chacun. Sur-communiquer augmente les chances de voir chaque collaborateur trouver les fragments d’informations objectives ou subjectives dont il a besoin pour rester motivé. Idéalement, l’équipe doit toujours être surprise par toutes les informations que le leader partage quotidiennement ou chaque semaine au moins. Avec un peu d’habitude, chaque entrepreneur trouvera chaque jour des bonnes nouvelles à communiquer. L’entrepreneur doit également être capable de transmettre les moins bonnes nouvelles sans dramatiser.

3. Ne pas supposer. Prenez du temps pour vraiment comprendre les gens qui vous aident à construire vos affaires. Le dirigeant pourrait supposer que son équipe comprend ses objectifs et ses missions. Or, chacun a besoin d'être régulièrement recadré et rassuré sur les questions suivantes : • « Dans l’histoire de l’entreprise, quelle est ma part de responsabilités ? » • « Qu'est-ce qui me concerne réellement dans le discours du manager ? » Les entrepreneurs ont la vision et l'énergie ; ils mettent toutes leurs forces dans l’atteinte d’un objectif. Mais, souvent, ils supposent trop qu’autrui les suit naturellement. Croire que l’enthousiasme de l’entrepreneur est contagieux est naïf. Le manager doit attirer les personnes dans son univers par des actions concrètes et vérifier régulièrement que chacune comprenne et accepte son rôle dans le dispositif.

4. Etre authentique. Les bons chefs imprègnent le tissu de leur organisation de leur personnalité et de leurs convictions. Si vous êtes vous-même au lieu de singer un vague modèle et que vous vous entourez de personnes complices, vos affaires seront sans doute plus faciles. Si vous êtes authentiques, vous aidez ceux qui se reconnaissent en vous à vous rejoindre ; en cela vous attirez des personnes intéressantes : des employés, des clients ou des partenaires.

5. Connaître les obstacles. La plupart des entrepreneurs sont optimistes et sûrs qu'ils vont droit au but. Gare cependant au dirigeant myope ou qui ne consacre pas de temps à l’analyse de l’adversité. L’entrepreneur doit prévoir les difficultés. Sachant contre quoi il devra lutter, il pourra organiser le contournement des obstacles. C'est de la folie de croire que, juste parce que vous avez cet enthousiasme, vous allez être capables de progresser contre vents et marées. Il est pragmatique de ne pas sous-estimer les difficultés prévisibles dans le plan stratégique de l’entreprise que vous partagez avez votre équipe.

6. Créer une 'charte d'équipe.' Trop de personnes prennent ensemble le départ d’un challenge entrepreneurial avant même de savoir qui ils sont, où ils vont et ce qui guidera leur voyage. Il est important de créer un cadre d'accords qui expose clairement ce que l'équipe doit accomplir et comment l'équipe collaborera pour accomplir les résultats souhaités. Une charte d’entreprise est une compilation des normes communes et des valeurs partagées. Pour être efficace, la charte doit être modulable puisque la vie des affaires évolue sans cesse, ce qui nécessite le changement des besoins de l'équipe.”

7. Croire en les personnes qui vous entourent. Les leaders entrepreneuriaux doivent aider leurs collaborateurs à développer la confiance. C’est utile surtout quand les temps sont durs. Napoléon Bonaparte a dit, "Les chefs sont des marchands d’espoir." Cette confiance vient en partie de croire dans le jeu collectif. Cependant, croire en les gens ne suffit pas. Leur leader va les aider à gagner.

8. Etre vertueux. Un bon vendeur sait que le son le plus doux est celui de votre propre nom, prononcé par quelqu’un d’autre. Hélàs, trop d'entrepreneurs croient que le plus joli bruit est celui des espèces sonnantes dans leur tiroir-caisse, ou encore le bruit mat du corps d'un concurrent mordant la poussière
D'autres entrepreneurs sont amoureux de leurs propres idées. Déraisonnables, ils n’acceptent pas de confronter leur projet chéri au jugement d’autrui. Or, un bon stratège soutient et accepte les contradicteurs.

9. Encourager la créativité. Les meilleurs patrons se réjouissent des idées qui germent autour d’eux. Ils savent que les gens sont heureux quand leurs idées sont reconnues et, si possible, intégrées à la stratégie commune. Dans ma ville, un petit commerce local de pizzas a ainsi surclassé une grande chaîne. La grande différence entre l’enseigne nationale et le commerce local, c’est le patron -et son équipe-. Chaque semaine il réunit ses employés –des étudiants- dans un think-thank improvisé : “Que pouvons-nous faire cette semaine que nous n'avons jamais fait auparavant ?” Les jeunes relèvent le gant. Ils ont commencé à envoyer des SMS à leurs amis chaque fois qu'une promotion avait lieu ou qu’une nouvelle pizza était ajoutée au menu. Ils ont pris le terminal de carte de crédit sur eux pendant les livraisons pour permettre aux automobilistes d’acheter des pizzas directement dans la rue. Ils ont installé un camion à pizzas devant leur école, le jour de la journée portes-ouvertes. Mêms s’il y avait pensé seul, leur patron n’aurait sans doute pas pu leur imposer tout cela.

10. Rester calme. Un entrepreneur doit avoir des nerfs d’acier, (ou bien faire semblant). Il contribuera ainsi à la sérénité de son équipe. C'est particulièrement important en temps de crise économique, quand les mauvaises nouvelles sont partout. Pour terminer sur une note personnelle, voici comment j’évalue personnellement l’importance des mauvaises nouvelles : à une situation donnée, je me dis « Quelles en seront les conséquences demain matin ? Dans un mois ? Dans un an ? ». Si la réponse à cette prise de distance temporelle me conduit à penser que les conséquences d’un événement seront négligeables, je m’impose de ne pas céder à l’émotion du moment.