Thierry Goemans est consultant et formateur indépendant en gestion des organisations; il dirige Adjuvamus et Formation-Compta-Tout-pour-Entreprendre.

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Les sentiments sont gratuits, le pouvoir est payant ! (partie 2)

Dernièrement, je vous avais livré un petit billet d'humeur, un peu sentencieux. J'avais cité Roger Karoutchi, un politique nommé ambassadeur. Je n'ai rien de plus pour cet homme politique que pour les autres, mais, à l'écart de l'appareil, il sort (un peu) de la langue de bois et livre une réflexion à laquelle j'étais parvenu également :
"On laisse en friche des champs entiers de talents, les vocations vont ailleurs et la politique s'assèche. (En politique) nous vivons dans un système de parrainage généralisé. () Il est rare qu'on cherche à recruter meilleur que soi."

economie-politique

Quelle belle introduction pour la suite et la fin de mes sentences sur le thème des bons sentiments, pas toujours payants

  1. Tirer un profit rapide d’un pouvoir fugace devient la règle pour ceux qui l’on durement conquis.
  2. On combat pour accéder au pouvoir et non pour en faire l’exercice.
  3. La grande différence entre le XXIè siècle et les temps d’avant, c’est le tempo : l’Homo economicus et l’Homo politicus sont désormais rattrapés par les conséquences de leurs actes bien avant d’être devenus des vieillards intouchables.
  4. L’élite vertueuse est-elle obligée d’agir cachée ? Mais comment être efficace sans manœuvrer le manche de l’appareil officiel ?
  5. Sans doute que l’humanité dispose d’une réserve de talents, qui ne s’exprime pas au niveau qu’elle mérite, faute de vouloir appartenir à « l’appareil du pouvoir» qui finit toujours par corrompre.