Thierry Goemans est consultant et formateur indépendant en gestion des organisations; il dirige Adjuvamus et Formation-Compta-Tout-pour-Entreprendre.

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Cessez de vous vendre, faites vous acheter ! (Best of)

Article publié pour la première fois en octobre 2009

Arrivé en avance à la réunion d'un club d'entrepreneurs, ce 30 septembre 2009, j'ai été accueilli par un membre du Club qui a vraiment le sens de la formule. Eric Mottillon, puisque c'est de lui que je parle, a parfaitement compris l'esprit réseau. Il a commencé, péremptoire, par un "Tu veux une coupe de champagne ?", avant d'aller me servir sans façons dans le frigo. Notre traiteur, n'a pas le temps de le morigéner (Derrière le bar c'est son domaine !) , Eric clame à mon intention : "On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif". Il n'était plus question de champagne, bien sûr mais de la manière d'appréhender les relations dans un Club Business.

Sur son profil Viadeo, Eric indique "Cessez de vous vendre, faites vous acheter !" Ces propos m'ont semblé un bon résumé de l'action réseau efficace, sur le long terme. Pourquoi en effet solliciter lourdement des entrepreneurs qui n'ont pas exprimé de besoin. C'est consommer beaucoup de temps et d'argent pour finalement agacer un prospect non-ciblé.

"On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif". Quel entrepreneur avisé va, aujourd'hui, se laisser tenter par un produit ou service dont il n'a pas identifié le besoin ? Lequel d'entre nous n'est jamais agacé par une prospection "dure", par laquelle le camelot démontre surtout qu'il n'a pas travaillé sa cible? "Cessez de vous vendre, faites vous acheter". Ou encore : sachez adopter une attitude constructive, écoutez, mettez des gens en contact, rendez service. Dans cette stratégie de long terme, vous gagnez en visibilité et en notoriété. Vos rencontres d'aujourd'hui connaissent peut-être vos clients de l'an prochain. Lorsque l'âne aura soif, il se souviendra que vous êtes celui qui le menera à l'abreuvoir.

Je n'ai jamais dû me défaire d'un interlocuteur un peu collant. Par contre l'autre jour, j'ai eu le plaisir de saluer Julien Nishimata, directeur de la publication de Dynamique Entrepreuneuriale. Ce magazine, dédié aux entrepreneurs me séduit. Si le contenu est classique– on s'adresse à de jeunes entrepreneurs ou à des créateurs d'entreprises -, l'écriture est unique. En feuilletant l'édition de septembre du magazine, également disponible en ligne, j'ai même trouvé un article "Le rebond du mois" qui raconte les aventures entrepreuneuriales d'Eric Motillon. Vous savez, l'homme qui ne veux pas être plus têtu qu'un âne !

Commentaires

1. Le vendredi, 2 octobre 2009, 18:22 par Bruno Blanchard

Un billet dont je partage complètement l'état d'esprit !
Je connais bien les deux personnes citées dans cet article et j'apprécie aussi leur attitude, leur capacité à "résauter" et leur compétence.
Au plaisir de te revoir mon cher Thierry - Bruno

2. Le vendredi, 2 octobre 2009, 22:35 par Thierry Goemans

Un plaisir Bruno de te lire ici. J'ai cité dans ce post des personnes de qualité et tu sais que j'aurais voulu dire aussi tout le bénéfice que je tire de tes activités. Quel dommage que tu sois si jaloux du contrôle de ta communication ;<D

3. Le mardi, 6 octobre 2009, 11:06 par LE FOND ET LA FORME

Bonjour,
pour avoir fréquenté quelques fois ces soirées, je suis d'accord avec toi : on ne vend pas ses produits ou ses services à des personnes qui n'en voient pas l'utilité.
Cependant, j'ai appris aussi que ce monsieur ou cette dame qui travaille dans l'événementiel ou dans le coaching, et dont apparemment l'activité est très éloignée de la mienne, peut se révéler être un futur client ou un très bon prescripteur.
Je pratique un métier peu connu et, donner ma carte de visite peut avoir des conséquences inattendues! Tu as très bien dit à cette dernière soirée que tu rencontrais tes clients de l'année prochaine...
Florence

4. Le mardi, 6 octobre 2009, 17:09 par Thierry Goemans

Florence,
Heureux de t'accueillir sur cet espace d'échange.
On sera sans doute tous d'accord aussi, pour dire que c'est quand même une sacrée discipline que de réseauter avec une vue de relation à long terme quand on se doit d'amorcer une entreprise, de récolter les premiers contrats, pour se rassurer, rassurer les siens ... et si possible faire bouillir la marmite. Pour ma part, si je l'écris aisément, j'avoue que je dois me surveiller énormément lors des soirées réseaux pour ne pas trop tomber dans le baratin.