Thierry Goemans est consultant et formateur indépendant en gestion des organisations; il dirige Adjuvamus et Formation-Compta-Tout-pour-Entreprendre.

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Humeurs de Thierry

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dimanche, 1 décembre 2019

La grève du 5 décembre du point de vue des freelances et des TPE/PME

scier_branche.jpg En tant que travailleur non-salarié, j'afficherai, le 5 décembre 2019, mon opposition au gouvernement. Plus que sur le fonds, c'est sur la forme que j'entends manifester mon désaccord. Le Président de la République promettait, avant tout, de faire de la politique autrement que ses prédécesseurs. Il se trouve, in fine, confronté aux mêmes difficultés que celles rencontrées par les anciens présidents, de droite comme de gauche, mais avec la chienlit en prime. Je ne me retrouve pas dans les manières de M. Macron. Cependant, et c'est l'essentiel de ce message : j'exprimerai, le 5 décembre, ma réprobation et, le 6 décembre, en tant qu'agent économique responsable, je serai au travail. Je n'ai jamais aimé avoir à me répéter.

Un désastre pour le porte-monnaie des français

Quel homme serais-je, si je facturais, malgré tout, les clients, qui m'ont fait faux bond en dernière minute la semaine dernière, parce que leur train a été supprimé ? Ces gens, motivés, étaient debouts à 5h00 pour venir travailler avec moi. D'autres personnes ont décidé, sans préavis, de les immobiliser.
Ces prestations-là sont perdues et les frais qui y étaient liés (location de salle, etc) resteront à ma charge. A ce manque à gagner, vient s'ajouter le chiffre des annulations de commandes annoncées par des clients qui craignent à juste titre de programmer des déplacements pendant ce mois décembre.

Le freelance, ce nouveau travailleur précaire

Variable d'ajustement de modèles d'affaires en quête de flexibilité, ceux qui ont créé leur propre job sont, pour une bonne part d'entre-eux, économiquement fragiles (indépendant = pas de référence au droit du travail) : leurs charges à payer demeurent quand ils ne travaillent pas et le prix des prestations qu'ils facturent est souvent imposé par le cahier des charges de leurs clients.
Pour ma part, les mouvements sociaux engendreront une contraction de 10% de mes ventes de 2019. A l'échelle d'une famille moyenne, ce chiffre est significatif. J'ai la chance d'avoir été fourmi plutôt que cigale, les années précédentes et chacun sait que je suis enrobé d'un petit matelas ;) mais tous les indépendants n'ont pas d'économies devant eux.

Et les salauds de patrons ?

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mardi, 12 février 2019

Remettre la finance au service de l'économie

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J'avais été étonné, lorsque la crise des subprimes nous tomba dessus, en 2009, d'entendre des politiques, -dont le Président de la République de l'époque- avouer qu'il ne "savait pas quand ni comment en sortir".

On nous parlait d'un mal survenu inopinément. Aucun indicateur n'aurait été au rouge chez les analystes de l'économie mondiale et ... patatra, un séisme avait ravagé les 5 continents. La crise économique, dont nos entreprises affrontent les conséquences est parfois comparée au Crash économique de 1930. Si cette comparaison tient la route, les causes, les effets et les remèdes à y apporter font partie des manuels d'histoire et les responsables macro-économiques qui régulent la planète pourraient les relire.

En septembre 2009, quelques mois après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, j'écrivais ici-même ceci :

"D'ici quelques mois, quand, la confiance aura repris le dessus, quelles leçons nos édiles auront-elles tirées de la crise "sans précédent" que nous subissons ? Dans la réalité, alors qu'un discours moralisateur est tenu par les gouvernants, qu'est-ce qui changera vraiment dans nos banques, dans les grandes entreprises et dans les sphères politiques ? La politique d'image moralisatrices dont on nous abreuve : "Les banquiers à l'Elysée", "Kerviel chez ses juges", etc, sera t-elle accompagnée bientôt de règles nouvelles, visant à produire pour satisfaire les besoins de l'Homme plutôt qu'à rémunérer l'argent du capital ? Dès octobre 2008, Nicolas Sarkozy(1) déclarait qu'il "fallait remettre la finance au service de l'économie, et non l'inverse".

Ou en sommes-nous au début de 2019, de la définanciarisation de l'économie ?

Quelles règles ont-elles changé, à l'échelon français, européen et mondial, qui viennent modifier concrètement les excès ressentis par presque chacun de nous de la financiarisation de l'économie?
J'ai peur qu'il y en ait peu qui représentent un changement positif pour le commun des mortels.

A l'époque, j'écrivais aussi :

"Je suis comme soeur Anne : "j'attends de voir venir". Et si rien ne bouge, je m'attends à ce qu'un jour, une nouvelle crise économique, crise de confiance, crise de morale, nous prenne au dépourvu. Enfin au dépourvu ? Moralisation de l'économie, on vous l'a promis, on le fera ! "

Dix ans après, les banques ont restauré leurs marges (sur notre dos), les classes moyennes, dont les dirigeants de nombreuses entreprises, paient de plus en plus de taxes et cotisations (normal, que les prélèvement augmentent : ceux qui les paient règlent leur quote-part mais, en plus, aussi, celle de ceux qui, dégoûtés, refusent la confiscation, soit en trichant, soit en étant partis sous des cieux plus arrangeants.

Dans cette conjoncture, le mouvement des gilets jaunes pourraient représenter les prémices d'un mouvement identique à celui qui conduisit l'état grec à la faillite : lorsque les grecs ont, en masse, refusé d'alimenter les caisses de l'état, sans recettes suffisantes pour couvrir la dépense publique, la Grèce s"est trouvée en cessation de paiement. Depuis, ce pays vit grâce à l'argent qui lui est donné par les autres états de l'Union Européenne.

Qu'en sera-t-il si la France, et dans une moindre mesure, l'Italie (103 banques jugées fragiles dans la Botte  et un gouvernement populiste) essuyaient à leur tour une révolte fiscale ?

Ceux qui se sont donnés la peine d'analyser la Loi Sapin 2, votée juste avant le départ de François Hollande de l'Elysée, ne peuvent ignorer que nos hauts fonctionnaires et nos politiques ont envisagé sérieusement l'hypothèse d'un bank run, qui verrait les français retirer massivement leurs avoirs bancaires auprès des établissements de crédit, entrainant des effets similaires à ceux vécus lors de la faillite de Lehmann Brothers. Et on avait dit "Plus jamais cela ?"


1) lettre adressée par Nicolas Sarkozy aux Journées des Entrepreneurs - octobre 2008.





dimanche, 23 décembre 2018

Adjuvamus vous souhaite de belles fêtes

Heureuse Trève des Confiseurs; c'est l'occasion de se recentrer sur l'essentiel.

Joyeux Noël !
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mercredi, 18 juillet 2018

Adjuvamus fête ses 10 ans

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C'est en juillet 2008 que Thierry Goemans a fondé Adjuvamus Management Support. D'abord société de service de DAF externalisée, l'entreprise est aujourd'hui un organisme de formation référencé Datadock, mais aussi un cabinet de conseil en matière de performance et de gestion des organisations.

"Après 10 ans dans cette aventure entrepreneuriale, je me lève chaque matin comme si tout restait à construire : tous les matins, ma seule obsession est de préserver le taux de satisfaction des clients." (Thierry Goemans)

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lundi, 30 janvier 2017

Lette ouverte d'un cocu à M. Fillon

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Monsieur le député,

J'ai voté pour vous lors de l'élection primaire.
Votre posture donnait l'argument nécessaire pour contrer la tentation d'un vote extrémiste, de la part de tous ceux qui désapprouvent un cirque politico-médiatique pitoyable, en France et ailleurs dans le monde.

Aujourd'hui, j'ai changé d'avis. Enfin, je sais que je ne voterai plus jamais pour vous.

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