Thierry Goemans est consultant et formateur indépendant en gestion des organisations; il dirige Adjuvamus et Formation-Compta-Tout-pour-Entreprendre.

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Humeurs de Thierry

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mardi, 12 février 2019

Remettre la finance au service de l'économie

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J'avais été étonné, lorsque la crise des subprimes nous tomba dessus, en 2009, d'entendre des politiques, -dont le Président de la République de l'époque- avouer qu'il ne "savait pas quand ni comment en sortir".

On nous parlait d'un mal survenu inopinément. Aucun indicateur n'aurait été au rouge chez les analystes de l'économie mondiale et ... patatra, un séisme avait ravagé les 5 continents. La crise économique, dont nos entreprises affrontent les conséquences est parfois comparée au Crash économique de 1930. Si cette comparaison tient la route, les causes, les effets et les remèdes à y apporter font partie des manuels d'histoire et les responsables macro-économiques qui régulent la planète pourraient les relire.

En septembre 2009, quelques mois après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, j'écrivais ici-même ceci :

"D'ici quelques mois, quand, la confiance aura repris le dessus, quelles leçons nos édiles auront-elles tirées de la crise "sans précédent" que nous subissons ? Dans la réalité, alors qu'un discours moralisateur est tenu par les gouvernants, qu'est-ce qui changera vraiment dans nos banques, dans les grandes entreprises et dans les sphères politiques ? La politique d'image moralisatrices dont on nous abreuve : "Les banquiers à l'Elysée", "Kerviel chez ses juges", etc, sera t-elle accompagnée bientôt de règles nouvelles, visant à produire pour satisfaire les besoins de l'Homme plutôt qu'à rémunérer l'argent du capital ? Dès octobre 2008, Nicolas Sarkozy(1) déclarait qu'il "fallait remettre la finance au service de l'économie, et non l'inverse".

Ou en sommes-nous au début de 2019, de la définanciarisation de l'économie ?

Quelles règles ont-elles changé, à l'échelon français, européen et mondial, qui viennent modifier concrètement les excès ressentis par presque chacun de nous de la financiarisation de l'économie?
J'ai peur qu'il y en ait peu qui représentent un changement positif pour le commun des mortels.

A l'époque, j'écrivais aussi :

"Je suis comme soeur Anne : "j'attends de voir venir". Et si rien ne bouge, je m'attends à ce qu'un jour, une nouvelle crise économique, crise de confiance, crise de morale, nous prenne au dépourvu. Enfin au dépourvu ? Moralisation de l'économie, on vous l'a promis, on le fera ! "

Dix ans après, les banques ont restauré leurs marges (sur notre dos), les classes moyennes, dont les dirigeants de nombreuses entreprises, paient de plus en plus de taxes et cotisations (normal, que les prélèvement augmentent : ceux qui les paient règlent leur quote-part mais, en plus, aussi, celle de ceux qui, dégoûtés, refusent la confiscation, soit en trichant, soit en étant partis sous des cieux plus arrangeants.

Dans cette conjoncture, le mouvement des gilets jaunes pourraient représenter les prémices d'un mouvement identique à celui qui conduisit l'état grec à la faillite : lorsque les grecs ont, en masse, refusé d'alimenter les caisses de l'état, sans recettes suffisantes pour couvrir la dépense publique, la Grèce s"est trouvée en cessation de paiement. Depuis, ce pays vit grâce à l'argent qui lui est donné par les autres états de l'Union Européenne.

Qu'en sera-t-il si la France, et dans une moindre mesure, l'Italie (103 banques jugées fragiles dans la Botte  et un gouvernement populiste) essuyaient à leur tour une révolte fiscale ?

Ceux qui se sont donnés la peine d'analyser la Loi Sapin 2, votée juste avant le départ de François Hollande de l'Elysée, ne peuvent ignorer que nos hauts fonctionnaires et nos politiques ont envisagé sérieusement l'hypothèse d'un bank run, qui verrait les français retirer massivement leurs avoirs bancaires auprès des établissements de crédit, entrainant des effets similaires à ceux vécus lors de la faillite de Lehmann Brothers. Et on avait dit "Plus jamais cela ?"


1) lettre adressée par Nicolas Sarkozy aux Journées des Entrepreneurs - octobre 2008.





dimanche, 23 décembre 2018

Adjuvamus vous souhaite de belles fêtes

Heureuse Trève des Confiseurs; c'est l'occasion de se recentrer sur l'essentiel.

Joyeux Noël !
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mercredi, 18 juillet 2018

Adjuvamus fête ses 10 ans

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C'est en juillet 2008 que Thierry Goemans a fondé Adjuvamus Management Support. D'abord société de service de DAF externalisée, l'entreprise est aujourd'hui un organisme de formation référencé Datadock, mais aussi un cabinet de conseil en matière de performance et de gestion des organisations.

"Après 10 ans dans cette aventure entrepreneuriale, je me lève chaque matin comme si tout restait à construire : tous les matins, ma seule obsession est de préserver le taux de satisfaction des clients." (Thierry Goemans)

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lundi, 30 janvier 2017

Lette ouverte d'un cocu à M. Fillon

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Monsieur le député,

J'ai voté pour vous lors de l'élection primaire.
Votre posture donnait l'argument nécessaire pour contrer la tentation d'un vote extrémiste, de la part de tous ceux qui désapprouvent un cirque politico-médiatique pitoyable, en France et ailleurs dans le monde.

Aujourd'hui, j'ai changé d'avis. Enfin, je sais que je ne voterai plus jamais pour vous.

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jeudi, 26 janvier 2017

Tout ce que l’école n’apprendra jamais à un entrepreneur

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Le passage soudain de la vie d’étudiant à la vie en entreprise est un changement brutal. Chacun le vit à sa façon et il est difficile de s’y préparer. Le choc est sans doute encore plus violent pour ceux qui, choisissant la voie de l’indépendance, s’installent à leur compte ou créent une entreprise dès leurs études terminées. Voici ce qui change lorsqu’on passe du statut étudiant à la vie d'entrepreneur.

Ecole buissonnière interdite

S’il est possible à l’étudiant de sécher des cours sans forcément compromettre sa réussite scolaire, il n’en va pas de même pour l’indépendant ou le dirigeant de startup. Le jeune patron devra travailler assidument et régulièrement pour réussir à installer son business. Aucune jeune pousse ne réussit si son gestionnaire s’implique insuffisamment. Le dilettantisme est d’autant plus néfaste quand l’entrepreneur est aussi employeur : il se doit d’être exemplaire dans son engagement.

Parer à l’imprévu c'est la routine !

Rien à l’agenda pour ce samedi matin ? Vous aviez planifié une grasse matinée pour récupérer les heures de sommeil en retard accumulées au cours de la semaine ? Et une nuit sur le dancefloor pour oublier le stress ? En tant que dirigeant d’entreprise vous êtes soumis au « calendrier de la nécessité ». Ce qui signifie que vous n’irez peut-être pas dormir en sortant de boîte de nuit, si un évènement non programmé vous oblige à agir d’urgence pour arranger vos affaires.

Votre entreprise est une maîtresse exigeante

Finies les longues pauses pendant lesquelles les étudiants prennent du bon temps sur le campus, finies les périodes de vacances interminables et les mois de césure. L’entreprise, surtout en période d’amorçage est comme une femme amoureuse : elle ne vous lâchera jamais la grappe. Le jeune entrepreneur, occupé par le lancement de son produit et le suivi de son business plan doit s’attendre à renoncer à vivre comme ceux de ses camarades d’école qui, ayant choisi la voie du salariat, disposent de loisirs programmés et d’une relative insouciance, une fois les heures de bureau passées.

L’organisation séquentielle de vos objectifs devient impossible

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