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Mot-clé - trésorerie

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mardi, 11 juin 2019

Point mort de l'entreprise : maîtrise du seuil de rentabilité en lien avec la trésorerie.

Pour le pilotage de leur PME, les dirigeants doivent réunir des qualités de visionnaire, de gestionnaire, d’organisateur, de contrôleur et de négociateur. Pour suivre la rentabilité de l'entreprise, ils ont besoin d'indicateurs de gestion : qui modélise, sécurise! Le point mort et le seuil de rentabilité font partie des chiffres à connaître pour anticiper les crises de trésorerie. 

Le niveau de trésorerie conditionne tout

La première jauge, sur le tableau de bord du chef d’entreprise, c’est le cash disponible. Pour anticiper le besoin de trésorerie, un système de calcul du besoin en fonds de roulement doit être organisé et maintenu à jour. Outre la structure du bilan comptable, le BFR doit prendre en compte le seuil de rentabilité et le point mort de l'activité à financer (vidéo)

Calcul du seuil de rentabilité et du point mort  

Agir pour s’assurer du niveau de trésorerie nécessaire pour faire fonctionner l’entreprise chaque jour de l’année, est un exercice ardu. Quelques points-clés sont cependant communs à toutes les entreprises; ils sont affaire de bon sens. Dans ce post nous allons parler point mort et maîtrise des coûts.

Dépasser le « point mort »

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vendredi, 23 janvier 2015

Le crédit bancaire court terme pour votre entreprise


Pour les TPE, pas d'autres solutions que de se tourner vers une banque pour financer leur besoin de trésorerie à court terme. Or les banquiers préfèrent financer des investissements plutôt que le cycle d'exploitation. BPIFrance a ouvert un fonds de garantie pour concourir au financement des petites entreprises touchées par la crise. Profitons-en pour faire un point sur les formules courantes de concours bancaires court terme qui permettent de couvrir le besoin en fonds de roulement.


Depuis le 1er janvier 2015, BPIFrance, dont le rôle est de soutenir le crédit aux entreprises a ouvert un fonds de garantie de 500 millons d'euros.
10000 petites entreprises pourront bénéficier de la garantie de cet organisme public, qui se portera caution pour elles, auprès de la banque privée prêteuse à concurrence de 50 000 euros par dossier.
C'est une bonne nouvelle car les petites entreprises, et les entreprises artisanales en particulier, ont vu leur trésorerie malmenée par la crise économique qui les a particulièrement touché en 2014... avec pour conséquence que les banquiers sont devenus particulièrement frileux.
Selon les données de l'Observatoire du Crédit, dès lors qu'une entreprise avait des difficultés pour financer son besoin de trésorerie court-terme, les banquiers ne se sont pas empressés de voler à son secours. C'est que pour la banque, financer un investissement dans des biens durables (matériel, immeubles) présente moins de risque que de financer les dépenses quotidiennes d'une entreprise qui souffre.

Vous serez peut-être parmi ceux dont l'entreprise saura profiter de l'initiative publique en faveur du crédit aux petites entreprises, en montant un dossier d'emprunt bancaire précis et motivé.

Nous vous rappelons maintenant les formules de crédit court terme proposées par les banques pour le financement des besoins de trésorerie courants des TPE. Votre conseiller bancaire professionnel sera l'interlocuteur délégué par BPIFrance pour engager sa garantie au profit de votre entreprise.
Si vous avez soigné votre relation avec lui, c'est tant mieux, car il joue le rôle de filtre.

 

 

Les crédits de trésorerie:

 

 

  1. facilités de caisse
  2. découverts autorisés
  3. billets de trésorerie / crédits de campagne
  4. accords tacites
  5. découverts non autorisés

Parmi ces 5 formes de crédits, qui toutes conduisent votre entreprise à évoluer avec un solde négatif sur son compte bancaire, les 3 premières sont acceptables. Quant aux accords tacites et aux découverts non autorisés, ils sont à éviter. Ces deux dernières formules résultent d'un découvert bancaire qui n'a pas fait l'objet d'une négociation avec le banquier. Utiliser l'argent de votre banque hors du cadre de toute convention explicite va forcément coûter plus cher que si le besoin a été anticipé et que vous avez l'accord signé du banquier sur le montant, la durée et le coût du découvert.
Pire encore: dans le cas d'accords tacites et de découverts non autorisés, le banquier "peut fermer le robinet" à sa guise, puisqu'il ne vous à rien promis.
Le découverts non négociés sont toujours le signe d'un manque de prévoyance de l'entrepreneur et parfois d'un désintérêt du banquier pour un dossier.
Dans tous les cas, c'est l'entreprise qui est perdante.

Si vous avez besoin de recourir au crédit bancaire court terme, privilégiez les facilités négociées ou les prêts à remboursement échéancé.
Ces formules sont les moins chères et leur mise en place renforce la crédibilité de l'entrepreneur qui a su anticiper et chercher des solutions en dialoguant avec son banquier.

Les crédits de mobilisation de créances:

  1. l’escompte,
  2. la mobilisation Dailly
  3. l’affacturage

La mobilisation de créances fait partie des crédits bancaires négociés et contractuels. Il s'agit, dans les 3 cas, d'encaisser de suite le montant des factures de ventes émises, sans attendre le paiement par le client, à l'échéance. Dans les faits, le banquier avance l'argent à votre entreprise, sous déduction d'une commission.

S'agissant de formules négociées, ces formes de crédit sont en soi des réponses acceptables aux besoin de financement court terme.
Leur mise en oeuvre demande cependant quelques compétences en technique comptable, pour l'entreprise. La gestion de l'affacturage, par exemple, peut représenter un challenge compliqué pour les petites entreprises, qui n'ont pas de responsable comptable confirmé et aguerri en interne.
Sans oublier que les seules créances qui peuvent faire l'objet d'une mobilisation sont celles facturées à une clientèle professionnelle et que la situation se tend, dès lors que les clients cédés aux banquiers ne respectent pas les échéances de paiement prévues. La banque ne vous fera pas cadeau de ce retard.

mardi, 13 janvier 2015

Notre conférence : Bien Négocier avec le banquier de l'entreprise - vendredi 23 janvier à la Chambre des Métiers Versailles

BPI France a débloqué 500 000 000 de fonds de garantie en faveur des petites entreprises! La secrétaire d'Etat au Commerce, Carole Delga vient d’annoncer de nouvelles mesures de soutien pour la trésorerie des entreprises artisanales et des TPE.
C’est bien, mais votre agence bancaire reste l’interlocuteur incontournable de votre TPE, et il a beaucoup de pouvoir. La conférence du 23 janvier à la CMA-Yvelines vous dira comment dialoguer efficacement avec le banquier pour obtenir les aides bancaires nécessaires pour votre entreprise.




La psychologie du banquier et celle des responsables de petites entreprises s’opposent souvent.
Or toute entreprise a absolument besoin de sa banque, et le métier du banquier est d’accompagner les entreprises.
Un partenariat banque entrepris « gagnant – gagnant » est donc un objectif réaliste.

C’est ce que démontrera Thierry Goemans le vendredi 23 janvier 2015, à 9h30 à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat des Yvelines, lors d’une matinée d’information offerte.

L’inscription est cependant obligatoire et urgente !

Renseignement et inscriptions auprès du Pôle Formation de la CMA-Yvelines, 19, avenue du Général Mangin 78008 Versailles

Poleformation[@]cma-yvelines.fr
tél. 01 39 43 43 45


Accédez ici au programme complet des formations 2015 de la CMA-Yvelines

Et aussi : les prochaines formations d'Adjuvamus pour le compte de la CMA, à Versailles :

Février 2015 :

  • Les bases de la comptabilité
  • Atelier "Logiciels de comptabilité"
  • Prévenir les "impayés"

mardi, 22 avril 2014

Comment procède le trésorier pour établir vos prévisions de trésorerie ?

Disposer toujours des disponibilités nécessaires au fonctionnement de l’entreprise est une préoccupation commune à tous les entrepreneurs, de la TPE PME à la multinationale. Voici les notions que maîtrisent un bon trésorier ; autant de conseils pour une anticipation plus sereine de la trésorerie dans une entreprise agile.plan tresorerie notions

La trésorerie est une affaire de « flux » (cash flow)

Il y a, d’une part les recettes, les sommes entrantes, et d’autre part les dépenses, soit l’argent qui sort de l’entreprise. Le pilotage de l'entreprise, dont la mesure du besoin de trésorerie fait partie, nécessite une bonne maîtrise des flux monétaires, pour s'affranchir de la puissance discrète du hasard.

Comprendre le cycle de l’argent

Selon son activité, le cycle de production et de commercialisation de votre entreprise est plus ou moins long. Concrètement, le temps qui sépare une recette (flux entrant) des dépenses qui ont été consenties pour réaliser la vente génératrice de la recette n’est pas le même, selon qu’on gère des magasins de vente au détail ou, par exemple, qu’on dirige un chantier naval, qui livre un navire tous les trois ans.

De même, certaines activités nécessitent d’exposer plus ou moins de charges variables, quand d’autres verront leurs charges rester fixes, indépendamment du volume des ventes. Par exemple, dans un cabinet de conseil, la masse salariale doit être réglée quel que soit le chiffre d’affaires du mois, tandis qu’une société de déménagement, qui embauche des intérimaires pour réaliser des chantiers éphémères, verra ses charges se réduire si les clients ne sont pas au rendez-vous.

Avoir une vision transversale de l’entreprise

L’analyse du niveau de trésorerie et l’anticipation du BFR dépend du passage en revue exhaustif et récurrent de tous les facteurs qui provoquent des flux de trésorerie. A surveiller :

  • Le niveau de l’encours clients
  • La période moyenne de recouvrement des créances
  • Le niveau des dettes fournisseurs
  • Les délais de crédit accordés par les fournisseurs
  • Le niveau des stocks
  • ...

Mais aussi :

  • Les prévisions de ventes
  • Les dépenses d’investissements et
  • Les autres dépenses exceptionnelles

La combinaison de ces tendances, permettent de positionner des recettes et des dépenses futures sur l’axe du temps, pour constituer un prévisionnel de trésorerie.

Maintenir un tableau prévisionnel de trésorerie

On commence par y poser éléments les plus « certains » (dernier solde bancaire connu, salaires à payer, ventes facturées à encaisser) pour terminer par l’estimation des flux plus « aléatoires » dans leur montant ou leur date de survenance (achats prévus mais pas encore réalisés, …)

Les prévisions de trésorerie doivent être mises à jour de manière systématique et récurrente, au moins chaque mois et chaque fois qu’un fait significatif vient changer la donne (ex : contrat signé ou au contraire affaire manquée, embauche de personnel supplémentaire, anticipation d’une hausse de loyer …).

Confronter chaque mois la vérité inscrite sur les relevés bancaires de votre entreprise et votre tableau prévisionnel vous permettra d’affiner, au fil du temps, vos capacités d’anticipation.

Il est pratique, aussi, de réaliser des scénarios de BFR : modéliser, sur Excel par exemple, des scénarios de trésorerie selon des hypothèses « hautes », « moyennes » ou « basses » pour se faire une idée de l’impact du volume d’affaires sur la trésorerie disponible à l’avenir. Le rôle du trésorier est d’anticiper l’excédent de trésorerie (éviter l’argent qui « dort ») ou, à l’inverse, le manque de liquidités (un financement est plus facile à obtenir lorsque l’entreprise a anticipé un futur besoin d’argent).

Investir sur le contrôle de gestion

Professionnaliser la gestion de la trésorerie est plus facile si le trésorier peut s’appuyer sur des éléments objectifs :

  • une comptabilité à jour et suffisamment détaillée,
  • des procédures pour vérifier et encadrer les dépenses et la rotation des stocks,
  • une politique de facturation et de relance clients efficace pour encaisser les créances sans retard
  • la mise à jour régulière du carnet de commandes à servir
  • ...

Le contrôle de gestion n’a pas pour but des économies de bout de chandelles mais plutôt le contrôle de la cohérence entre les flux et la stratégie de l’entreprise. Les indicateurs-clés, qui figurent sur le reporting de l’entreprise donnent une bonne indication des postes de recettes et de dépenses « clés », qui impactent forcément beaucoup la trésorerie.

dimanche, 2 juin 2013

BFR* : bien gérer le poste fournisseurs

*Besoin en fonds de roulement

Dans un article précédent, je vous avais décrit ce qu’il est possible de faire pour accélérer l’encaissement des créances clients. Toujours sur le thème de la gestion de la trésorerie et du besoin en fonds de roulement de votre entreprise, voici à présent des pistes à explorer pour éviter de mobiliser inutilement des liquidités dans le financement des approvisionnements auprès de vos fournisseurs.

Négocier les délais de paiement

Négocier les délais de paiement auprès des fournisseurs est souvent possible, en faisant quelques concessions. Un deal gagnant-gagnant peut être fait en s’engageant sur des volumes d’achats, certaines exclusivités d’approvisionnement, voire des concessions sur la logistique. Facilitez le travail de votre prestataire, pour l'aider à tenir ses marges, tout en vous avantageant. Tous les moyens sont bons dans un environnement concurrentiel, pour autant que les parties se respectent, en tant que partenaires d’affaires.

Suivre le volume des stocks au plus-près

gestion-des-stocksSi l’activité de l’entreprise nécessite de stocker des marchandises ou des matières, les outils de pilotage stratégique doivent inclure un prévisionnel de volume des stocks. L’anticipation des achats à stocker, en fonction du carnet de commandes et de la durée du cycle de production est un indicateur-clé primordial pour une entreprise agile. Il permet d’adapter les volumes achetés pour optimiser les quantités à stocker. C'est le principe du « juste-à-temps » : l’exercice consiste à éviter à la fois le sur-stockage (de la trésorerie immobilisée inutilement) et la pénurie (qui désorganise l’activité et coûte cher quand il faut acheter dans l’urgence).

Le bouche-à-oreille passe aussi par vos fournisseurs

Dans tous les cas, une bonne organisation administrative permettra un pilotage de l’entreprise précis. Cette efficacité professionnelle finira par être reconnue par vos prestataires et fournisseurs, qui verront en vous un partenaire qui sait ce qu'il veut. Ils seront d’autant plus enclins à accorder des facilités à votre entreprise, qui sera considérée comme un client fiable, qui tient ses engagements.

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Voir le billet encaisser rapidement les créances clients

jeudi, 16 mai 2013

BFR* : Comment encaisser rapidement les créances clients ?

*Besoin en fonds de roulement

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Pour être payé, facturez !

Les factures de ventes doivent être correctement et régulièrement rédigées :

Pratiquement, beaucoup d’entreprises ne délivrent pas leurs factures de ventes en temps et heure. Tout accaparé par l’activité commerciale qu’il soit, l’entrepreneur doit penser au cycle de trésorerie. Une facture non délivrée ne sera pas encaissée. Tant pis pour votre trésorerie.

Juridiquement, l’absence d’une mention légale ou tout autre manquement aux règles de facturation bénéficie toujours au débiteur, si celui-ci fait face à difficultés de paiement ou fait preuve de mauvaise foi. En plus des conditions générales de ventes en bonne et due forme doivent être assortie au contrat de vente et/ou à la facture.

Votre entreprise n'est pas un établissement de crédit !

En cas de contrat de vente portant sur un cycle de production long, il convient de jalonner des points d’étape : prévoir les moments ou une facture sera délivrée et où un paiement sera exigé. Un acompte de 30% à la signature, et x% à tel et tel stade d'exécution de la commande évitent à l’entreprise de devoir avancer des dépenses trop en amont d’une recette à venir plus tard.

Haro sur les litiges !

Vos procédures de relances formelles (écrites cela va sans dire) doivent être connues de tous vos clients. Certes destinée aux seuls mauvais payeurs, une politique de relance systématique et des conditions générales de vente non-équivoques posent l’entreprise comme une organisation sérieuse et organisée. Dans ce cas, il y aura moins de place pour la mauvaise foi et les distraits seront relancés rapidement. Votre relationnel client s'en trouvera du même coup, plus facile.

management du poste clients

Pensez "entreprise agile" : Appelez les services comptables de vos clients avant l’échéance pour vous assurer qu’ils ont bien reçu votre facture et que le dossier est complet pour un paiement à l’échéance. Un coup de fil pour s’assurer que tout va bien vaut mieux qu’une relance d'impayé.

Fidéliser les clients !

Il est possible de contractualiser des avantages accordés aux clients récurrents qui acceptent des échéances courtes, tout au long de l’année. Ces incitations peuvent se traduire par une remise globale en fin d’année ou par des services supplémentaires qui sont payants pour les autres clients.

Pilotage de l'entreprise : l'optimisation du poste clients est un must do !

Une formation en gestion courte et sur mesure peut s'avérer directement profitable pour professionnaliser la gestion de votre entreprise ou pour gagner en efficacité professionnelle en repensant votre organisation administrative sur des bases concrètes et applicables de suite dans votre activité.

A lire aussi, sur le thème de la gestion de trésorerie BFR* : bien gérer le poste fournisseurs