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Mot-clé - rentabilité

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samedi, 15 décembre 2018

Impact favorable des amortissements sur la trésorerie de l'entreprise

capacite_auto-financement17.jpg Les investissements, générateurs de dépenses, ont aussi, c'est paradoxal, un impact favorable sur la trésorerie de l'entreprise. Par le jeu de l'amortissement des immobilisations, des charges viennent diminuer le résultat fiscal imposable, sans toutefois correspondre à des sorties de trésorerie. Par ce jeu d'écritures, parfaitement légal, l'entreprise renforce sa capacité d'autofinancement.

Il y a une notion assez complexe à intégrer dans la réflexion sur le «retour sur investissement», lorsqu'une entreprise renouvelle des bien durablement affectés à son exploitation.
Contrairement aux charges d’exploitation et autres, qui grèvent le résultat de votre entreprise, la dotation pour amortissements de l’année (qui constate l'usure progressive d'une immobilisation) est une charge fiscalement admise mais qui ne correspond à aucun décaissement.

Quand vous achetez une cartouche d’encre, vous avez une charge et également une sortie d’argent. Quant à la charge d’amortissement d’une immobilisation, elle est découplée de la dépense d'investissement initiale. Ceci revient à dire que la dotation aux amortissements est un moyen de diminuer le résultat fiscal de votre entreprise, sans pour autant ponctionner la trésorerie. La diminution du résultat procure une diminution de l’impôt dû, qui vient renforcer la rentabilité financière des investissements en immobilisations. Le principe de charges sans décaissement et de minoration de l’assiette fiscale constitue la capacité d’autofinancement (cash flow dans la terminologie anglaise).

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mardi, 29 mars 2016

Immobilisations : vos dépenses d’investissements comme source d'économies

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Utiliser des outils modernes, peu gourmands en énergie, plus précis et plus ergonomiques que ceux qui étaient utilisés hier dans l’activité de votre entreprise permet de gagner en rentabilité. Si ce qui est réalisé dans votre business serait réalisé plus vite, avec moins de fatigue et de consommation grâce à une infrastructure renouvelée, votre stratégie d’entreprise doit vous conduire à réfléchir au remplacement des moyens de production. Reste à considérer le financement du renouvellement des immobilisations, dont le coût doit être mis en balance avec le retour sur investissement escompté. Nous passons en revue les caractéristiques des immobilisations et des dotations aux amortissements ainsi que le ratio d'usure des immobilisations.


Dans le billet présent, il est question de ce que les comptables classent sous la rubrique « Immobilisations » et « amortissements », à l'Actif du bilan de votre entreprise. Outre les moyens humains, votre entreprise dispose d’infrastructures plus ou moins importantes ; ce sont des ordinateurs, des machines, des véhicules, des locaux aménagés en bureaux ou en ateliers qui sont durablement mis au service de l’exploitation. En cela les immobilisations diffèrent des charges, qui grèvent directement le résultat comptable de l’entreprise concernant l’année où elles sont exposées. Par exemple, l’achat d’une cartouche d’encre est une charge parce que ce type d’achat est considéré comme un consommable. A contre-exemple, le four d’une pizzeria est une immobilisation car cet équipement sera utilisé sur plusieurs années.

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mardi, 15 septembre 2015

Au bureau : La routine a du bon... ou pas !

En matière de comptabilité et de travaux administratifs, la routine a du bon quand elle consiste à reproduire des actions efficaces. Elle devient nuisible lorsqu’on s’enferme dans des habitudes, sans remettre jamais nos gestes en question. Petites réflexions pour les managers et dirigeants d'entreprises.

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Mon métier consistant à porter un regard extérieur sur l’organisation administrative et comptable de mes clients, j’ai vu, et je vois encore régulièrement des entreprises et des associations dans lesquelles l’organisation du travail au bureau me fait bouillir intérieurement. Il y a cette entreprise centenaire au sein de laquelle une aide-comptable continue de noircir, chaque jour, un cahier d’écolier pour détailler la recette du jour alors que l’informatique compile tout cela depuis des lustres. Renseignements pris, personne ne lui a jamais dit de ne plus le faire ! Et puis, il y a, tellement souvent, hélàs, cette grosse calculatrice de bureau, avec le rouleau de papier : je suis rentré dans la vie active en 1987, et je n’ai jamais eu un tel monstre sur mon bureau, alors c’est peu dire que lorsque je vois ce type d’engin en bonne place sur une table de travail, je sais qu’il va me falloir avancer avec beaucoup de douceur dans ma formation ou ma prestation de conseil.

Une bonne routine, c’est une procédure

En termes d'informatique, une routine, un algorythme, c'est, de facto une procédure. La routine a du bon … à condition d’en changer souvent. Je veux dire par là que toute gestion efficace repose sur des procédures. La comptabilité, par exemple, est normalisée et il est nécessaire de respecter l’ordre et la fréquence des opérations indispensables à sa bonne tenue.

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mardi, 13 mai 2014

Point mort de l'entreprise : maîtrise des charges et coûts de production

Pour le pilotage de leur PME, les dirigeants doivent réunir des qualités de visionnaire, de gestionnaire, d’organisateur, de contrôleur et de négociateur. Pour suivre la rentabilité de l'entreprise, ils ont besoin d'indicateurs de gestion. Situer le point mort en fait partie.

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Le niveau de trésorerie conditionne tout

La première jauge, sur le tableau de bord du chef d’entreprise, c’est le cash disponible. Pour anticiper le besoin de trésorerie, un système de calcul du besoin en fonds de roulement (BFR) doit être organisé et maintenu à jour.

Agir pour s’assurer du niveau de trésorerie nécessaire pour faire fonctionner l’entreprise chaque jour de l’année, est un exercice ardu. Quelques points-clés sont cependant communs à toutes les entreprises; ils sont affaire de bon sens. Dans ce post nous allons parler point mort et maîtrise des coûts. D'autres fondamentaux de la gestion comme la rotation des stocks et l'importance des délais de paiement, par exemple, feront l'objet d'un autre billet.

Dépasser le « point mort »

On dit qu’une entreprise dépasse son « point mort » lorsque les revenus des ventes permettent de payer les frais fixes. Les charges fixes sont celles qui sont à payer en permanence, même s’il n’y a pas d’activité.

Il est difficile de prévoir le montant des recettes ; en revanche, l’entrepreneur peut additionner facilement ses frais fixes : la somme des rémunérations, des frais de locaux, les loyers de voitures, les assurances, etc. constitue le total des frais fixes d’une période donnée. Il est important de modéliser ceux-ci dans un tableau prévisionnel, à confronter ensuite avec la réalité des dépenses exposées au fil du temps, et bien sûr, avec le niveau des ventes.
Cela semble aller de soi ? J’ai déjà vu, cependant, des entreprises qui se lancent alors que leurs charges fixes dépassent les espérances de revenus. L’espoir ferait vivre ? En tout cas, le seuil de rentabilité conditionne la pérennité des entreprises.

Calculer les coûts de production

Les coûts de revient de la production des biens ou des services commercialisés par l’entreprise doivent être connus et décomposés de telle façon que le montant des charges variables à couvrir puisse être calculé, en fonction du niveau de production (les charges variables sont celles dont le montant dépend du volume de production et donc aussi du niveau des ventes).

Pour faire simple, plus on vend, plus on va devoir produire. L’entrepreneur qui maîtrise les coûts de production de son entreprise peut chiffrer, sur tableur, des hypothèses de rentabilité basées sur différents scénarios de niveau de ventes : optimiste, moyen, faible, etc.
Les entreprises qui stockent des produits sont d’autant plus concernées que d’une part, le stockage est aussi un centre de coût et d’autre part parce qu’un temps de stockage allonge le cycle de l’entreprise : pendant le délai qui sépare le moment des achats et/ou de la production du moment de l’encaissement des ventes, l’argent de l’entreprise est immobilisé. Nous reviendrons sur l'impact des stocks sur la rentabilité dans un autre billet.

L’importance du tableau de bord

La maîtrise des coûts, qu’ils soient fixes ou variables, est une question stratégique universelle. Une bonne pratique de pilotage de l'entreprise consiste à chercher toujours à optimiser les coûts. Comment y parvenir sans les connaître intimement ? Pour objectiver une stratégie de réduction des coûts, un tableau de suivi de ceux-ci est indispensable. Il s’agit de tenir un indicateur permettant l’analyse des écarts entre les prévisions et la réalité comptable.

Connaître le niveau des coûts permet aussi la détermination des prix de ventes quand on veut bâtir un business model... rentable (dont le montant des revenus dépasse celui des charges ;) ).

Risques liés à la croissance trop rapide de l’entreprise

Maîtriser la décomposition des coûts de production permet de régler la voilure afin d’éviter de céder sous le choc d’une crise en cas de croissance rapide
(Yes ;) )
Cela peut paraître surprenant au premier abord, mais l’obligation de surinvestir les moyens de production (personnel, machines, trésorerie disponible...) pour servir un gros marché tombé du ciel peut déséquilibrer dangereusement l’entreprise. Celle-ci vient à endosser un costume « trop grand pour elle ».

L’opportunité de chaque investissement doit être pesée en prenant en compte ses conséquences à long terme. Vouloir tout de suite une machine supplémentaire, quitte à emprunter l’argent nécessaire peut piéger l’entreprise par l’obligation de faire face à un endettement long et onéreux. L’embauche hâtive de salariés supplémentaires dans une période euphorique peut devenir un cauchemar pour l’entrepreneur, une fois le volume d’affaire redevenu à un niveau moyen.

Qui va lentement va sûrement ! Qui modélise sécurise !


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