Thierry Goemans, DAF freelance ...

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mardi, 20 avril 2010

Un réseau pour les entrepreneurs ? Le Club Business

Lors d'un déjeuner récent avec des professionnels de la communication présents dans ma blogroll, j’ai défendu l’efficacité des réunions de networking, Ensuite, j’ai écrit, sur le Blog du Freelance, qu’il était vain de vouloir recommander tel ou tel réseau business : à chacun de tester les lieux et les formules diverses qui s’offrent à ceux qui veulent échanger entre pros du pilotage de l'entreprise.

A la réflexion, je vais manger mon chapeau : j’ai choisi de vous parler du Club Business, un réseau d’entrepreneurs actif à Angers, Nantes et Paris-Ile de France. La raison de ce revirement de politique éditoriale ? Une sélection des membres est opérée et le Club Business garde son âme, au fil du temps. Et ce n'est pas une affaire de cotisation.

Réseau d'affaires

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jeudi, 11 mars 2010

Thierry Goemans "no-life" dans la vie 2.0 ?



Au gré de mes rencontres business, (qui s’intensifient en 2010), j’entends souvent dire que ma présence en ligne, sur les réseaux sociaux et via mon blog tend à se raréfier. Des amis me signalent avec à-propos qu’une exposition intensive, en 2009, suivie d’un quasi silence peuvent être interprétées comme un renoncement.
Un blog laissé à l’état végétatif peut, en effet laisser croire que son auteur est en panne. La leçon est simple : en matière de webmarketing, voire de personal branding, notre action doit s’inscrire dans le cadre d’une stratégie cohérente et dans un souci de durée.

Je peux rassurer tout le monde. Adjuvamus Management Support continue son petit bonhomme de chemin avec une poignée de clients, fidèles depuis le début.
Ma (relative) discrétion –je continue à lire nombre de blogs et à les commenter- est liée à un phénomène classique : à l’heure ou la « production » pour le compte des clients, tient –enfin- une place importante dans mon emploi du temps, j’ai moins de disponibilité et d’énergie pour prendre de la hauteur et coiffer ma casquette d’auteur inspiré.
Par ailleurs, l’expérience et la confiance venant progressivement, j’ai ajouté une activité à mon agenda. En plus de ma participation active à la vie des réseaux real life (j’ai même animé une conférence chez C-Réseau), je parviens à présent à prospecter par téléphone avec certains résultats. Je trouve cette dernière tâche bien ingrate, cependant, sur un fichier ciblé start-up/TPE, les résultats sont si encourageants que je n’envisage plus de me dispenser de cette partie du job de commercial.

Je vous laisse, j’ai des coups de fils à passer.

vendredi, 2 octobre 2009

Cessez de vous vendre, faites vous acheter !

Arrivé en avance à la réunion d'un club d'entrepreneurs, ce 30 septembre 2009, j'ai été accueilli par un membre du Club qui a vraiment le sens de la formule. Eric Mottillon, puisque c'est de lui que je parle, a parfaitement compris l'esprit réseau. Il a commencé, péremptoire, par un "Tu veux une coupe de champagne ?", avant d'aller me servir sans façons dans le frigo. Notre traiteur, n'a pas le temps de le morigéner (Derrière le bar c'est son domaine !) , Eric clame à mon intention : "On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif". Il n'était plus question de champagne, bien sûr mais de la manière d'appréhender les relations dans un Club Business.

Sur son profil Viadeo, Eric indique "Cessez de vous vendre, faites vous acheter !" Ces propos m'ont semblé un bon résumé de l'action réseau efficace, sur le long terme. Pourquoi en effet solliciter lourdement des entrepreneurs qui n'ont pas exprimé de besoin. C'est consommer beaucoup de temps et d'argent pour finalement agacer un prospect non-ciblé.

"On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif". Quel entrepreneur avisé va, aujourd'hui, se laisser tenter par un produit ou service dont il n'a pas identifié le besoin ? Lequel d'entre nous n'est jamais agacé par une prospection "dure", par laquelle le camelot démontre surtout qu'il n'a pas travaillé sa cible? "Cessez de vous vendre, faites vous acheter". Ou encore : sachez adopter une attitude constructive, écoutez, mettez des gens en contact, rendez service. Dans cette stratégie de long terme, vous gagnez en visibilité et en notoriété. Vos rencontres d'aujourd'hui connaissent peut-être vos clients de l'an prochain. Lorsque l'âne aura soif, il se souviendra que vous êtes celui qui le menera à l'abreuvoir.

Je n'ai jamais dû me défaire d'un interlocuteur un peu collant. Par contre l'autre jour, j'ai eu le plaisir de saluer Julien Nishimata, directeur de la publication de Dynamique Entrepreuneuriale. Ce magazine, dédié aux entrepreneurs me séduit. Si le contenu est classique– on s'adresse à de jeunes entrepreneurs ou à des créateurs d'entreprises -, l'écriture est unique. En feuilletant l'édition de septembre du magazine, également disponible en ligne, j'ai même trouvé un article "Le rebond du mois" qui raconte les aventures entrepreuneuriales d'Eric Motillon. Vous savez, l'homme qui ne veux pas être plus têtu qu'un âne !

jeudi, 14 mai 2009

Mauvais français

J'avais publié ce billet dans une première version le 29 avril 2009. De belles rencontres hier soir ayant conforté mon opinion, j'en livre une version "plus provoc", aujourd'hui. Sachez, chers mauvais français, avant de vous fâcher, que j'ai introduit une demande d'obtention de la nationalité française en bonne et due forme;<).

Elle est bien française, sans doute, l'habitude de considérer le mois de mai comme un mois de semi-vacances, pendant lequel on expédie les affaires courantes, entre deux week-ends prolongés, voire des vacances. Du repos bien mérité après un hiver de travail acharné, mais, je le répète une habitude bien de chez nous et assez mal venue pour les petites entreprises, en ces temps de circonstances économiques exceptionnelles.

Lever un peu le pied en mai ne serait rien, si on n'avait l'habitude ensuite de sous exploiter également juillet et août, considérant que rien de sérieux ne sera entrepris avant la sacro-sainte rentrée de septembre.

Je m'insurge contre l'assassinat de la compétitivité perpétré chaque année par tous les chantres de la proximité et de l'échange qui se découvrent plein d'occupations incontournables, qui en Bretagne, qui en Anjou ou ailleurs dès que les beaux jours reviennent. Entrepreneurs d'Ile de France ou d'ailleurs, vous n'avez pas le droit d'abandonner l'ancrage de vos intérêts pour plusieurs mois. Agir ainsi c'est abandonner vos partenaires et vos clients, pousser vos équipes à la procrastination. La France doit rester au travail et les entrepreneurs responsables ne peuvent aujourd'hui moins que jamais, s'offrir la fantaisie d'oublier de se réunir en réseau pour se serrer les coudes pendant 4 à 5 mois.

Quelle entreprise peut aujourd'hui prétendre se contenter de fonctionner à 100% pendant trois saisons sur quatre ? Quelle avance prendrez-vous sur la concurrence si, comme chez Adjuvamus, vous ouvrez des chantiers pendant l'été. Vos services de sous-traitance comptable et administrative seront disponibles, pendant l'été, pour vous aider à renforcer la pertinence de votre organisation administrative ou prendre en charge les travaux de secrétariat ou d'assistanat commercial indispensables à la marche de vos affaires?

L'été est pratiquement-là! Si votre activité est réduite à cette période, c'est le moment de réfléchir aux axes d'économies et d'augmentations du rendement de votre travail. Hommes ou Femmes-clés dans vos TPE quel est le coût d'une heure de votre temps de travail? Combien de temps passez-vous chaque semaine à régler des problèmes d'intendance pour lesquels votre expertise et votre implication n'est pas déterminante ?

vendredi, 13 mars 2009

Commissariat de police : Terminus !

Je revenais mercredi de la soirée réseau mensuelle Interfrench ou se croisent entrepreneurs et porteurs de projets pour échanger les bons tuyaux. J'avais sur moi mes cartes de visites mais pas de portefeuille : oublié de le transférer d'une veste à l'autre. La soirée est un succès d'affluence et j'ai a peine le temps d'approcher le buffet. Il est donc près de minuit lorsque je retrouve "mon RER A", direction mes pénates.

Une chance me dis-je, je n'ai pas de portefeuille mais mon stock de tickets RATP est resté sur moi.

C'est arrivé à La Défense que le destin de ma soirée bascule : le RER n'ira pas plus loin, il y des travaux. Confiant, je remonte en surface pour prendre un bus. La SNCF met toujours des navettes en place en pareil cas. Arrivé à la gare routière, je déchante : anormalement peu de monde, peu de traffic. Lorsqu'un bus enfin s'arrête, le machiniste m'indique qu'il n'y aura plus de bus pour Maisons-Laffitte et m'invite à monter avec lui, il va à Sartrouville, un moindre mal pour mes pieds.

Affamé et fatigué, je monte dans ce bus, trop heureux que le conducteur ne m'ait pas laissé attendre un transport qui n'arrivera plus et je me plonge dans ma lecture. Malheur à moi! Une équipe de contrôleurs en civils, calibre Mouss Diouf monte et contrôle les billets. En tendant le mien, j'explique au machiniste que je suis sorti sans papiers. Il me faut en effet normalement exhiber une carte de réduction, en cas de contrôle. Faisant peu de cas de ma sincérité, môssieur le contrôleur m'explique que je lui tend un billet de RER, non valable dans le bus. J'aurai beau lui expliquer gentiment l'enchaînement de circonstances qui m'accablent, les travaux sur les voies, le fait que je ne prenne jamais le bus (vrai) et que j'ignorais donc qu'il fallait un ticket dédié, en appeler à sa clémence : "vous voyez, j'ai des tickets, je rentre du boulot, je n'ai pas le profil du fraudeur, ça a du vous arriver d'oublier votre portefeuille, etc ... rien n'y fit".

"On est pas là pour faire du commercial"m'entends-je rétorquer, nous c'est la lutte contre la fraude : vous n'avez pas de titre de transport en règle, regardez dans votre cartable si vous avez un document prouvant votre identité". J'avais mes cartes de visites, ça n'a pas suffit : pas de photo pas de preuve. D'ailleurs reprend l'hercule, "on n'a pas gardé les cochons ensemble (sic) et je n'ai pas à vous écouter, nous ce sont les billets ...."

Poursuivant sa logique, mon nouvel ami ferra s'arrêter le bus au commissariat de Bezons, ou je serai fort convenablement traité, il faut le dire, par le personnel de police, (le lieu, lui est glauque : l'anti-chambre des cellules de garde à vue ou l'on me priera aimablement de m'asseoir sur un banc d'ou dépassent des anneaux censés recevoir "les pinces").

J'aurai à subir un interrogatoire : "non je n'ai pas de papiers,... oubliés dans la poche droite de mon anorak" (il me fouilleront et fouilleront mes affaires, n'ouvrant cependant pas le dossier d'un client que j'emportais). En fait, je vois bien que mes policiers jouent leur jeu pour la forme. "Non, je n'ai pas de permis, de conduire français, non je n'ai pas de voiture immatriculée à mon nom, oui je suis né à Bruxelles, oui quelqu'un peut venir attester de mon identité en déans les 4 heures".

Une demi heure plus tard, on me priera de sortir et je retrouve mon contrôleur guoguenard, qui me tends un feuillet d'amende RATP : 78 euros. Son dernier cadeau : il indique à l'officier de police qui s'est dérangé pour me voir qu'un bus va bientôt passer. En fait, il est payé pour le savoir, il n'y en aura plus et me voilà dans la rue, dans un quartier qui m'est totalement inconnu. Un comble, je m'imagine agressé et délesté de mon ordinateur portable, obligé de faire appel à mon tour à la police.

L'affaire se terminera à 2h30 du matin, heure à laquelle ma chère et tendre viendra me récupérer en voiture après que j'aie réussi à m'orienter.

Mon regret, à part les 78 euros : ne pas avoir eu la présence d'esprit de photographier, sur mon téléphone, la salle blaffarde ou une paire de mocassins sagement rangés attendait son propriétaire, lequel décantait en cellule de dégrisement : c'était La top photo pour illustrer ce post, pas vrai?

Il y a des jours comme ça ...