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Mot-clé - petites entreprises

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mardi, 29 septembre 2015

CICE ? Un avantage fiscal réel pour les entreprises ?

Pour l’exercice 2014, seules 25% des TPE ont bénéficié du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi. L’outil voulu par François Hollande en remplacement de divers allègements de charges sociales et autres mesures favorables à l’emploi peine à atteindre sa cible. Mais au fait, le CICE, c’est quoi ?
CICE

Le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi a été mis en place en 2013. Sur le papier, l’objectif est clair : favoriser la compétitivité des entreprises pourvoyeuses d’emplois. Le crédit d’impôt accordé est proportionnel à la masse salariale de l’entreprise plafonnée à 2.5 SMIC. Le calcul du CICE est affaire de spécialistes de la paie : vu l'impact des CDD, heures supplémentaires et autres temps partiels, il ne suffit pas, hélàs d’écrêter le journal de paie de l’entreprise des salaires qui dépassent 2.5 fois le SMIC pour connaître la base à multiplier par 6%. Tu parles d'un choc de simplification !

Une curieuse façon d’aider les employeurs

En revanche, pour bénéficier effectivement d'un crédit d’impôt, il faut attendre la date du solde de liquidation de l’IS ou de l'IR. Et en attendant, l’employeur aura décaissé les charges sociales plein pot, alors que les précédents dispositifs d’allègement de charges sociales étaient déduits directement des déclarations URSSAF périodiques payées par les entreprises.

L’Etat rend donc de la main gauche, une partie de ce qu’il a ponctionné de la main droite.

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mardi, 13 janvier 2015

Notre conférence : Bien Négocier avec le banquier de l'entreprise - vendredi 23 janvier à la Chambre des Métiers Versailles

BPI France a débloqué 500 000 000 de fonds de garantie en faveur des petites entreprises! La secrétaire d'Etat au Commerce, Carole Delga vient d’annoncer de nouvelles mesures de soutien pour la trésorerie des entreprises artisanales et des TPE.
C’est bien, mais votre agence bancaire reste l’interlocuteur incontournable de votre TPE, et il a beaucoup de pouvoir. La conférence du 23 janvier à la CMA-Yvelines vous dira comment dialoguer efficacement avec le banquier pour obtenir les aides bancaires nécessaires pour votre entreprise.




La psychologie du banquier et celle des responsables de petites entreprises s’opposent souvent.
Or toute entreprise a absolument besoin de sa banque, et le métier du banquier est d’accompagner les entreprises.
Un partenariat banque entrepris « gagnant – gagnant » est donc un objectif réaliste.

C’est ce que démontrera Thierry Goemans le vendredi 23 janvier 2015, à 9h30 à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat des Yvelines, lors d’une matinée d’information offerte.

L’inscription est cependant obligatoire et urgente !

Renseignement et inscriptions auprès du Pôle Formation de la CMA-Yvelines, 19, avenue du Général Mangin 78008 Versailles

Poleformation[@]cma-yvelines.fr
tél. 01 39 43 43 45


Accédez ici au programme complet des formations 2015 de la CMA-Yvelines

Et aussi : les prochaines formations d'Adjuvamus pour le compte de la CMA, à Versailles :

Février 2015 :

  • Les bases de la comptabilité
  • Atelier "Logiciels de comptabilité"
  • Prévenir les "impayés"

mardi, 18 novembre 2014

Le blog du DAF freelance est indépendant !


Tous ceux qui passent ici de temps en temps ont compris que la force et la faiblesse de ce blog résident dans l’indépendance totale de l’auteur. Certes, les contenus partagés depuis 5 ans promeuvent ses activités professionnelles comme formateur et « accompagnateur » de dirigeants d’entreprise, mais Thierry Goemans n'est rémunéré par aucune marque pour mettre quelque produit ou service commercial en valeur, hormis sa propre "industrie". Extrait de l'interview réalisée par Elvire Thuel.


Elvire Thuel : pourquoi vouloir marquer votre indépendance rédactionnelle aujourd'hui ?

Thierry Goemans : paradoxalement, ce besoin d'affirmation d'indépendance est la conséquence d'une satisfaction. Ces temps-ci, beaucoup de professionnels m’approchent pour demander une mise en avant de leur offre, d’une manière ou d’une autre, sur ce blog. J’entre donc dans le scope de leur « veille » thématique. Je suis flatté que mon contenu éditorial consacré au pilotage de l'entreprise et à la gestion soit jugé pertinent par les marketeurs spécialisés qui s'intéressent à la même cible qu'Adjuvamus Management Support, ma société.

Elvire :

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mercredi, 17 septembre 2014

Comment choisir son expert-comptable ?


Vous souhaitez confier la tenue de votre comptabilité à un professionnel compétent. Mais voilà : votre petite entreprise n'est pas "le dossier du siècle" dont rêvent tous les experts-comptables. Nous vous donnons quelques "ficelles" pour choisir le cabinet qui n'enfouira pas votre dossier "en-dessous de la pile".


Le mieux qu’on puisse faire, lors du choix de son expert-comptable, c’est de consulter son réseau d’entrepreneurs. Untel vous dit qu’il est content de son comptable ? Sachez faire dire à Untel les raisons de sa satisfaction ? Peut-être qu’Untel se contente d’avoir un prix plancher et qu’il souhaite voir le professionnel des chiffres le moins souvent possible, phobie administrative oblige. Un autre utilise les services du même expert-comptable depuis des années ? Sachez-les raisons de sa fidélité. En faisant la synthèse, prenez-en compte vos propres critères d'efficacité professionnelle et vos propres faiblesses avant de choisir le professionnel qu’il vous faut. 

L'expert-comptable, c'est comme le médecin et le garagiste : on en sort toujours un peu frustré, parce qu'on le paie toujours mais qu'on ne le comprend pas toujours.


Vous ne vous passionnez pas pour la comptabilité ? 

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lundi, 31 mars 2014

Fiscalité : comment Hollande pourrait diminuer les impôts des entreprises

Les assises de la fiscalité, tenues entre experts et représentants des entreprises viennent de se terminer. Le rapport final donne des pistes qui pourraient constituer la feuille de route de l’exécutif en matière de réforme de la fiscalité des entreprises, d’ici la fin du quinquennat socialiste.
assises de la fiscalite des entreprises 2014

Les "assises de la fiscalité", c'était un groupe de travail chargé d’inspirer le gouvernement en matière d’amélioration du système de fiscalité des entreprises.
Au programme : l'impôt sur les sociétés, les taxes sur la production, la fiscalité locale, et la simplification des relations entre entreprises et administration.

Voici, dans les grandes lignes, les sujets qui seront soumis à un arbitrage gouvernemental dans les prochaines semaines.

Vers une baisse de l'impôt sur les sociétés (IS)

Le taux moyen de l’impôt sur les sociétés, dans l'Union Européenne, est de 27%, contre 33% en France (record d’Europe). Si l’harmonisation européenne n’est sans doute pas pour demain, une baisse du taux d’IS en France est un enjeu majeur pour la compétitivité de nos entreprises. Revers de la médaille, l'assiette de l'IS serait alors élargie.

Taxe sur la production (C3S)

La suppression de la contribution sociale de solidarité sur les sociétés (C3S) est proposée. Il s’agit un impôt pesant sur le chiffre d'affaires des entreprises.

Les plus envisagés :

  • harmonisation avec les pays voisins ; les taxes sur la production sont supérieures de moitié, en France, par rapport à ce qui est pratiqué dans d’autres pays européens.
  • la suppression de la C3S augmenterait mécaniquement le bénéfice imposable des entreprises et engendrerait donc une hausse de recettes d'IS.

Des points négatifs pour les TPE et les entreprises individuelles :

  • la C3S touche seulement les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 760 000€.
  • la collecte de la C3S sur les « grandes entreprises » est affectée au financement des prestations du RSI (Régime Social des Indépendants), qui devrait alors trouver d’autres recettes.

Simplification de la fiscalité locale sur les entreprises

Le nombre de taxes et impôts à caractère local, dont le rendement fiscal est contesté par les experts, pourrait être revu dans le cadre d’une politique de simplification.

Dans le viseur : la taxe sur les surfaces commerciales, la taxe sur les enseignes extérieures ou encore la cotisation foncière des entreprises.

Avantage escompté : ces taxes obscures alourdissent le travail administratif dans les petites entreprises, alors même que les experts contestent leur rendement.

Inconvénient à prévoir : les collectivités territoriales (municipalités, départements …) devraient trouver des ressources de remplacement. Lesquelles ?

Une concertation accrue entre les entreprises et l'administration

Les entreprises réclament une plus grande stabilité dans la stratégie fiscale de l’Etat, afin de pouvoir en lisser les effets sur un long terme dans leurs business plans. Or, lors des assises de la fiscalité, une baisse des concertations entre les représentants des entreprises et l’Administration fiscale a été dénoncée.
Des mesures pourraient être arrêtées, pour plus de concertation, afin que la mise en œuvre de mesures fiscales nouvelles ne viennent pas heurter au front, la progression des entreprises.

Des assises de la fiscalité au conditionnel : Comme tout rapport d’expert, les conclusions des assises de la fiscalité décrites ici ne sont que des pistes, parmi lesquelles l’exécutif pourra piocher (ou pas ;) ) pour composer son programme concernant la fiscalité des entreprises. Les arbitrages sont prévus au printemps, puis une éventuelle séquence législative, on ne sait pas quand.

mardi, 25 février 2014

TPE : l’allègement des obligations comptables, c’est maintenant

allegement obligations comptables tpe micro-entreprises 2014 Les TPE et les micro-entreprises bénéficient d’une ordonnance gouvernementale qui allège leurs obligations comptables. Ces mesures s’appliquent déjà aux comptes clos au 31 décembre 2013. Ce texte concerne un million d’entreprises. Dont la vôtre ?

Les mesures d’allègement des obligations comptables que nous détaillons ici s’appliquent dès cette année, à partir du 1er avril 2014, soit aussi pour les comptes annuels clos au 31 décembre 2013.
Cette ordonnance s’inscrit dans la politique de simplification, qui devrait permettre aux petites entreprises d’économiser du temps et des ressources sur l'élaboration des états administratifs, comptables et fiscaux obligatoires.

Les mesures simplificatrices de Bercy au bénéfice des TPE et micro-entreprises

  • Les micro-entreprises, soit environ un million de sociétés, comptant en général moins de 10 salariés, ne sont plus tenues d’établir l'Annexe à leurs comptes annuels.
  • Les petites entreprises (celles qui dont l’effectif salarié est génralement inférieur à 50) pourront établir leurs comptes annuels selon un modèle simplifié de bilan et de compte de résultat.
  • Les micro-entreprises pourront préciser, lors du dépôt de leurs comptes au greffe du tribunal de commerce, qu’elles ne souhaitent pas que ces comptes soient publiés. Il s’agit d’une mesure de confidentialité, pour encourager les TPE à déposer leur comptes, à des fins statistiques, alors que nombre d’entre-elles se dérobaient devant cette obligation, pour éviter que leurs chiffres ne soient connus du public.

Ne négligez pas pour autant la finalisation de vos comptes annuels. Tous les dirigeants d’entreprise ont besoin, à minima une fois par an, d'une synthèse des performances et du patrimoine de leur société, pour légitimer leurs décisions stratégiques. Pour que cette synthèse soit parlante, il faut qu’elle soit établie à normes constantes. En conséquence, tout relâchement sur la comptabilité serait une faute de gestion.

L’avis du DAF freelance sur la simplification des obligations comptables

Bonne nouvelle pour les TPE, qui vont gagner du temps.
Le dépôt des comptes, sans obligation de publicité de ceux-ci met fin à une situation de désobéissance quasi généralisée dans certains secteurs d'activité.

Attention, l'allègement des obligations comptables porte sur le formalisme des synthèses. Il n'exonère pas les entreprises de la tenue d'une comptabilité conforme aux lois comptables et fiscales, encore moins du paiement de l'impôt des sociétés. La simplification administrative ne retire pas non-plus à l'administration fiscale son pouvoir de contrôle de la comptabilité des petites entreprises.

Quant aux économies d'argent ? Le communiqué officiel du ministre de l’économie et des finances indique que cette ordonnance simplifiera la vie de 97% des sociétés commerciales actives en France, et représentera, pour elles, environ 110 millions d’euros d’économies par an. J'ai calculé pour vous : 1 million d’entreprises se partageant 110 millions, cela représente … 110 euros pour chacune.

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