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Mot-clé - insolence créative

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jeudi, 9 mars 2017

Les entrepreneurs n'ont jamais de problèmes

La vie d'entrepreneur, de travailleur indépendant ou de chef d'entreprise est une tentation largement répandue chez tous ceux, jeunes ou moins jeunes, qui désirent prendre leur destinée en main, dans un monde où les incertitudes nombreuses génèrent bien des angoisses. Cesser le suivisme obligé du salarié pour passer à l'action et devenir maître de ses succès et responsable de ses échecs ? Créer ou reprendre une entreprise est une aventure passionnante, pour ceux qui sont prêts à en assumer toutes les conséquences. L'entreprise est une maîtresse exigeante! Autant bien se préparer, car, une fois jeté à l'eau, il va falloir nager... par tous les temps.

J’ai classé les erreurs qui viennent fréquemment freiner l’amorçage des jeunes entreprises en cinq catégories :

Erreurs de jeunes dirigeants d'entreprises

1. Associés : gare au casting manqué

  • Je m'associe avec un ami enthousiaste. Une fois au pied du mur, celui-ci ne sais ou ne peux rien faire.
  • On s'associe entre clones plutôt qu’avec des personnes dont les compétences se complètent.

Dans le premier cas, l'association va tourner court car les critères qui l'ont motivée n'étaient pas les bons, dans le second cas, l'absence de diversité prive l'entreprise de la vision complémentaire que peuvent s'apporter des actionnaires issus d'univers variés.

2. Tout créateur a gardé sa naïveté infantile

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mardi, 7 mai 2013

Comment j’utilise le web pour vendre mes services ?

Consultant indépendant quadragénaire, c’est sur le tard et « sur le tas » que j’ai appris à communiquer. Nécessité fait loi : il faut vendre. L'e-réputation est une question d'efficacité professionnelle.

Après 5 ans d’activité comme DAF freelance, je me suis rendu compte que le web était LE vecteur le plus à ma portée pour obtenir des connexions professionnelles. Cela dit, la caisse de résonance que constitue le web est tellement riche, tellement évolutive que je me suis rendu compte qu’il fallait que j’adopte un minimum de stratégie d'entreprise, pour ne pas être contre-productif.

Je viens de faire le point sur ma e-communication :

  1. ma présence sur mon blog et sur les réseaux sociaux est irrégulière, en fonction de ma disponibilité.
  2. les contenus que je relaie sur les réseaux sociaux dépendent parfois plus de mon humeur du jour que de ce qui peut intéresser ma cible.

Pour le point 1°, j’essaie d’écrire d’avance et de programmer tweets et mise à jour de la page Facebook d’Adjuvamus. Mais bon, sur les réseaux sociaux, comme à la télé, « le live » favorise l'insolence créative. Du reste, j’assume mes impasses à certaines périodes : elles signifient que je sers des clients :)

Pour le point 2°, je me reprends en main à chaque printemps : je relance mon blog, je cherche des moyens de communiquer que j’utilise peu (bientôt une petite vidéo ?), je renonce à ce qui n'a rien donné par le passé. Bref, j’essaie d'être un peu tacticien dans la présence sur le web, en fonction de mes objectifs professionnels à terme. Ce printemps, j’ai donné le départ de ma "campagne de communication 2013" par la lecture du livre Jesuisfreelance.com. L’auteur, Dominique Dufour y délivre toutes les ficelles pour réseauter efficacement sur internet, notamment dans le but de présenter une offre de service quand on est freelance.

je-suis-freelance-comEnsuite, avant de me me lancer tête baissée dans la production de contenu :

  • j’ai établi (sommairement) un planning de diffusion de mes thèmes prioritaires (formation compta et gestion, vie des PME, ...)
  • défini ce que je diffuserai sur tel réseau (et ce que je m’interdirai d’y faire)
  • mis en place une veille par mots-clé sur netvibes
  • et créé un profil privé sur Twitter, pour pouvoir me lâcher, quand j’ai envie de rire ou de m’indigner, sans relation avec mon business.

Je me mets moins la pression que par le passé, après tout je ne suis pas un pro de la com', mais je n'oublie pas que ceux qui surfent sur le web, avec l'intention de trouver un pro de mon espèce DOIVENT me trouver.

jeudi, 23 août 2012

Bienvenue dans le networking professionnel (best of)

Cet article est paru pour la première fois le 18 mars 2010

Au risque de me répéter, je voudrais dire ici la grande foi que j'ai dans l'efficacité du réseautage "in the real life", je veux dire, les réunions d'entrepreneurs et porteurs de projets, autour d'un verre, d'un lunch ou d'un petit déjeuner.

PE-082-0135

J'ai la chance d'avoir pu professionnaliser ma propre démarche réseau et mon elevator pich au contact d'entrepreneurs plus expérimentés. Ces derniers jours, j'ai remarqué, et j'ai regretté qu'un grand nombre des nouvelles personnes que j'ai pu croiser, dans des soirées que je fréquente avec assiduité, se présentaient le nez au vent : une fois venu leur tour de parole, ils ou elles avouaient à demi-mots être venus "pour voir", sans pouvoir exprimer clairement ce qu'ils comptaient entreprendre ni ce qu'ils recherchaient.

Loin de moi, l'idée d'empêcher quiconque de se faire la main : les échanges réseau servent aussi à rôder un discours. Cependant puis-je suggérer -sans pousser de coup de gueule- aux organisateurs d'évènements de réseautage d'affaire, de respecter un certain équilibre, dans l'assistance conviée, entre les professionnels expérimentés, les jeunes entrepreneurs, les porteurs de projets et enfin ceux qui viennent disons ... en découverte. L'art d'équilibrer une assemblée, de faire émerger une cohérence de la diversité est difficile. Je le sais pour avoir essayé cet exercice à Paris. Mais la pérennité et la raison d'être d'un réseau professionnel tient dans la qualité de ceux qui le fréquentent. Voilà pourquoi je suis personnellement favorable à l'arbitrage des candidatures par les organisateurs, quitte à tenir une liste d'attente.

Et vous qu'en pensez-vous ?

dimanche, 1 avril 2012

Qu'est-ce qu'un employé-clé ?

Les salariés à hauts potentiel, pour les start-up et PME sont : fiables, pro-actifs, assidus, bons leaders et bons subordonnés.

Ces employés-clé possèdent une large palette de qualités, faciles à définir, mais si difficiles à trouver (et à conserver). Certaines des qualités qui font d’un équipier un être exceptionnel peuvent ne pas apparaître sur les tableaux de bord de rendement ; leur mise en œuvre a néanmoins un impact majeur sur la performance d’une entreprise.

Comment décrire ces employés moteurs ?

employé-clé

Ils ignorent les fiches de poste : l’employé prend des initiatives, adapte ou change ses priorités selon les circonstances, puis fait ce qu’il faut faire dans l’intérêt de l’entreprise, indépendamment de toute considération de fonction ou de hiérarchie. Quand il y a un bug critique dans le dossier d’un client important, l’employé-clé sait qu’il doit tout faire pour résoudre le problème, avant même qu’on le lui demande ; y compris des tâches qui ne relèvent pas -normalement- de sa fonction.

Ils sont excentriques : les meilleurs employés sont différents : décalés, parfois irrévérencieux, et ravis d’être ainsi. Ces personnalités insolites font bouger les choses. Leur talent et leur flair transforment parfois la banalité en instants savoureux. Les gens qui n'ont pas peur de sortir naturellement du lot font évoluer les frontières du possible. Leurs bonnes idées viennent à bout des immobilismes forcenés.

Ils savent rentrer dans le rang : l’employé génial sait quand il doit rester discret, appliqué et modeste. Quand la situation l’exige, les hommes-clé cessent d'exprimer leur individualité et s'intègrent parfaitement dans l'équipe. Ils ont le bon feeling pour déterminer quand et comment ils peuvent franchir la ligne jaune qui sépare le conformisme de l’insolence créative.

Ils savent féliciter publiquement : recevoir des compliments d’un supérieur, c’est bien. Etre félicité par ses pairs est grisant. Les employés exceptionnels applaudissent les réussites d’autrui publiquement. En réunion, les paroles d’un employé moteur valent de l’or pour dynamiser les troupes.

Ils savent compatir discrètement : le salarié inspiré sait aussi prêter une oreille discrète aux problèmes, privés ou professionnels des uns et des autres. Les dirigeants peuvent traiter avec eux des sujets confidentiels et leur confier des dossiers délicats, qu’ils vont déminer sans faire de vagues.

L’employé avisé saura communiquer en direct avec son manager autour d’un sujet sensible, de manière à anticiper une polémique ou pour étouffer un feu de paille.

Ils parlent quand les autres préfèrent se taire : lorsque beaucoup d’autres hésitent à se lancer, de peur de se faire remarquer, les rumeurs enflent. Les employés moteurs crèvent les abcès.

Lorsque j’étais encore responsable administratif et financier salarié, mon assistante posa, en réunion, une question concernant l’éventualité de la fermeture de l’entreprise. Il s’agit d’une employée exceptionnelle - je sais choisir ;) - mais ma réponse fusa :

- « Tu en sais autant que moi à ce sujet, alors pourquoi cette question ? »

- « En effet, je sais, mais il y a ici des gens qui doutent, sans oser demander ! Je pense qu’entendre ton opinion les soulagerait.»

Les employés remarquables ont un sens inné de la finalité des choses et une perception aigüe de ce qui compte dans leur environnement. Ils mettent les questions importantes sur le tapis.

Ils savent faire taire les détracteurs : Leur dynamisme et leur volonté vient à bout des arguments des opposants les plus virulents. Les autodidactes et tous ceux dont le talent a été dénigré ou décrié, ceux dont le potentiel exceptionnel n’a pas été reconnu assez tôt, ceux dont l’intelligence n’est pas standard, possèdent un désir brûlant de montrer aux autres l’étendue du possible.

Ils ont un supplément d’âme : Les employés modèles ont plus que la bonne éducation, l’intelligence et du talent. Ils sont inspirés par un sixième sens, quelque chose d’intime, qui dépasse le simple désir d’excellence dans le travail.

Ils font des expériences : Toujours en recherche, rarement satisfaits, les employés exceptionnels sont constamment en quête d’améliorations : automatiser une corvée, ajuster une procédure, gagner du temps.

Les bons employés suivent les procédures. Les collaborateurs remarquables trouvent des solutions pour faire mieux les choses et de manière moins pénible. Ils agissent ainsi non seulement parce qu’ils sont payés pour cela, mais surtout parce qu’il leur est naturellement impossible de se comporter autrement.

Lorsque vous rencontrez des personnes qui répondent à ces critères, n’hésitez pas une seconde. Présentez-les à vos amis entrepreneurs.