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Mot-clé - comptable

Fil des billets

dimanche, 11 novembre 2018

Les honoraires comptables sont-ils trop chers ?

Trop chères les prestations comptables ? Les patrons de petites entreprises disent souvent que les frais de comptabilité de leur société sont élevés et parfois sans rapport avec le service fourni par l’expert-comptable. Que peut-on obtenir d’un expert-comptable et à quelles conditions ? 

 

Quels reproches fait-on souvent aux experts-comptables ? 

Lorsque mes clients se plaignent de leur expert-comptable, c’est d’abord parce qu’ils estiment que ce dernier n’est pas pro-actif : ce professionnel ne délivrerait pas de conseils en cours d’année, se contentant de commenter la liasse fiscale, à posteriori. Ma réponse à cette question est immuable. Quels sont les termes de la lettre de mission (c’est à dire du contrat de prestation) conclu avec votre expert-comptable ? 

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mardi, 7 octobre 2014

Comptabilité des TPE : un peu de sérieux !


Vous soignez l’image de votre petite entreprise ? La comptabilité peut vous y aider. Quand elle est bien tenue, c’est un outil de gestion et de communication de premier ordre. Son caractère normatif en fait une source d’informations irréfutables, une vitrine bien pratique pour qui veut inspirer confiance. Quelles sont les raisons qui poussent certains dirigeants de TPE à se priver des chiffres objectifs et pourquoi toutes les entreprises devraient-elles prendre la comptabilité très au sérieux?


Le premier objectif de l’entrepreneur, c’est de développer une offre qui se vende et de s’assurer ensuite d’encaisser la recette. C’est particulièrement vrai pour les start-up en phase d’amorçage.
Le jeu du développement commercial et de la croissance nécessite pourtant des mesures objectives, ne serait-ce que pour vérifier si l’objectif de marge ou de volume est respecté et pour anticiper le besoin de trésorerie nécessaire au cycle d’exploitation. Si chaque dirigeant peut avoir ses préférences pour le calcul et la présentation des indicateurs de gestion nécessaires au pilotage de l’entreprise, si chaque secteur d’activité a ses spécificités, il est un baromètre universel, dont la pertinence est irréfutable : une comptabilité générale tenue à jour dans les règles de l’art.

Le manque de connaissances n'est pas une fatalité


La première difficulté, c’est que la comptabilité doit s’apprendre. Le jeu d’écriture en partie double, la notion de risques et d’engagements, l’approche du patrimoine par le bilan sont des notions complexes, y compris pour des entrepreneurs qui ont pourtant au moins deux neurones connectés. Ne restez pas seuls, le déclic viendra avec une formation bien ciblée. Une comptabilité complète va, en effet, au-delà du simple constat issu du compte de résultat, qui exprime un bénéfice ou une perte, selon que l’entreprise a réalisé, ou pas, des ventes suffisantes pour couvrir les charges exposées.

La comptabilité : l'une des vitrines de votre entreprise

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mardi, 18 septembre 2012

Mon comptable m’a donné son feu vert

« C’est mon directeur financier qui me l’a conseillé !».

Je suis amusé par ce slogan, entendu à la radio, dans une publicité pour un véhicule utilitaire. Ce message cible clairement les dirigeants de petites entreprises.

En tant que Directeur Administratif et financier freelance, je constate que les clichés ont la vie dure : les « pubards » jouent sur l’image du comptable raisonnable, censeur, économe, pour ne pas dire « radin ». Un comptable ne peut recommander l’achat d’une belle fourgonnette à son patron que si, en plus de faire envie, ledit camion est, financièrement parlant un investissement rentable.

comptable-au-travail

Obtenir l’aval du comptable pour l’achat d’un bien dont le patron de l’entreprise rêve, tout en hésitant à y mettre le prix! Bien sûr, c’est réconcilier les hommes de terrain avec la bureaucratie. Bref, quand la publicité fédère des prescripteurs dont le jugement diverge, la vente peut se faire.

Mon propos ici, c’est l’actualité des directeurs financiers, des comptables et de tous ceux dont le métier est de produire des chiffres exacts pour aider les entrepreneurs. Or, les métiers de la comptabilité et du conseil ont changé : dans les entreprises, les comptables ne sont plus des « Mister No ! ».

Désormais les services comptables administratifs et financiers aident les dirigeants à être crédible, non seulement sur leur cœur de métier, mais aussi sur tout ce qui touche à la gestion de leur entreprise. Et c'est bien une fonction stratégique dans un environnement économique, juridique, social et fiscal complexe.

Les chefs d’entreprise ont besoin de tableaux de bord, pour mesurer objectivement la rentabilité de leur stratégie, et pour décider des investissements à privilégier. Toutes les entreprises ont également besoin d’une comptabilité bien organisée et tenue à jour pour rendre des comptes aux administrations, aux banquiers, aux investisseurs, au personnel, aux fournisseurs et ... aux clients.

Les fonctions administratives et comptables restent, aujourd’hui comme avant, des fonctions support. A mon avis, l'entreprise doit être dirigée par ceux qui en maîtrisent le cœur de métier et l’animent commercialement. Donc un comptable ne peut être le décideur suprême, que s'il dirige un cabinet comptable ;) .

Le rôle de ceux qui exercent les métiers de la finance et de la comptabilité, c’est celui du co-pilote. Les DAF, responsables comptables, contrôleurs de gestion modernes font en sorte que le patron –qui tient le manche- dispose au bon moment de toutes les informations qui lui sont utiles pour bien piloter son entreprise.

Les responsables administratifs, en structurant l’entreprise et ses process et en le faisant savoir, vont contribuer à la paix sociale, éviter ou résoudre des litiges commerciaux ou administratifs et faciliter la prise de décision. Alors, le comptable qui « autorise » son patron à s’acheter un joli camion, c’est bien fini. Les métiers de la comptabilité sont aujourd’hui des métiers de communication exercés par des hommes et des femmes de confiance formés pour s’adapter aux contraintes que les entrepreneurs rencontrent sur le terrain !

Et sinon, sur le choix de votre prochaine fourgonnette, je n'ai pas d'avis ;) .

dimanche, 26 août 2012

La paperasse, ça se (di)gère !

Article paru pour la première fois en 2010

Personne n’est rassuré de s’engager avec une « entreprise foutoir » ; tous les jours, le dirigeant d'entreprise aura avantage à démontrer sa maîtrise de tous les aspects de la vie des affaires.

gestion entreprise et organisation administrative

Bien ranger ses papiers, organiser le classement de ses documents, utiliser un trieur pour classer les feuilles par thème, voire par échéance est une garantie de « zenitude » pour l’entrepreneur ou le dirigeant d’entreprise. C’est aussi une discipline cruciale pour asseoir la crédibilité de l’entreprise et du patron, envers ses collaborateurs, ses clients et ses partenaires. Un minimum d'ordre fera également gagner du temps.

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mercredi, 1 août 2012

Le fisc s'invite ... 10 conseils (Best Of)

Billet publié pour la première fois le 5 août 2009

pour réussir votre contrôle fiscal!

Dans le billet "Comment affoler le fisc", je vous donnais quelques exemples de choses à faire en tant qu'entrepreneur pour que le fisc vienne contrôler votre entreprise ... et par ricochet, votre fiscalité personnelle.

Il arrive aussi qu'un contrôle fiscal vous tombe dessus simplement parce que c'est votre tour. Cela fait partie de la vie du dirigeant d'entreprise et les contrôleurs ne sont en général pas des Inquisiteurs sans manières. Le processus d'un contrôle fiscal est régi par des règles très précises. Les connaître nous rend plus efficace dans ces circonstances. Comme pour le billet précédent, sur le thème du contrôle fiscal, j'ai tiré de nombreux enseignements de mes discussions avec les experts-comptables que je croise sur le terrain.

Voici donc ce qu'il est bon de faire pour favoriser le déroulement du contrôle fiscal qui est prévu dans votre entreprise : j'ai vu ces principes appliqués par des dirigeants de PME/TPE et je peux vous dire que ces conseils sont éprouvés.

  1. Faites en sorte que le contrôle se passe dans l'entreprise : vous n'avez rien à dissimuler.
  2. Le premier rendez-vous. Ne le repoussez pas et n'y envoyez pas votre avocat. Il s'agit d'une simple prise de contact et vous n'êtes pas sur la défensive.
  3. Prévoyez un bureau isolé pour le contrôleur. Il travaillera plus a son aise et aura peu de contacts directs avec les salariés.
  4. Avant le contrôle, rangez vos dossiers et sortez les documents 'un peu limite'. Il sera temps de les donner avec l'argumentaire convenable si on vous les demande. Les laisser dans les dossiers que le contrôleur va feuilleter, c'est tendre inutilement une perche.
  5. Mettez a jour votre comptabilité générale et analytique pour montrer que l'affaire est maîtrisée et que des procédures interne sont en place.
  6. Nouez une relation humaine (affective) avec l'agent du fisc, plutôt qu'une relation technique.
  7. Conservez toujours les enveloppes des correspondances. En cas de litige, les dates de la poste vous permettront de relever d'éventuels vices de forme dans la procédure.
  8. Ne vous montrez pas à tous les rendez-vous. Désignez un interlocuteur/contradicteur (un membre du personnel administratif). Cet interlocuteur vous transmettra les requêtes du contrôleur, ce qui vous permettra de préparer vos réponses et de les fournir plus tard.
  9. Ne signez aucun document PENDANT le contrôle
  10. Concentrez-vous sur la forme. Le contrôleur veut voir des dossiers cohérents. Les faits eux sont anciens. Il n'est jamais trop tard pour formaliser proprement un dossier un peu limite.

Et d'une manière pro-active : tout au long de l'année, investissez dans une gestion claire et à jour avec des processus comptables et administratifs adaptés à votre activité et à la taille de l'entreprise. Des dossiers bien tenus en disent long sur la manière dont vous assumez vos responsabilités de chef d'entreprise.

  • Veillez à la cohérence de vos marges d'une année sur l'autre et préparez vous à justifier les écarts importants.
  • Les factures d'achats DOIVENT être au nom de la société (problème de TVA notamment)
  • Gardez toujours les billets d'avion avec les factures et n'oubliez pas que le soleil est toujours suspect..

Il arrive aussi qu'un contrôle fiscal vous tombe dessus simplement parce que c'est votre tour. Cela fait partie de la vie du dirigeant d'entreprise et les contrôleurs ne sont en général pas des Inquisiteurs sans manières. Le processus d'un contrôle fiscal est régi par des règles très précises. Les connaître nous rend plus efficace dans ces circonstances.

vendredi, 13 juillet 2012

Tenir soi-même la compta d’une petite entreprise ? Ou pas ?

Les dirigeants de TPE, les indépendants et les professions libérales peuvent-ils tenir eux-même leur comptabilité ?

La réponse à cette question, qu’on me pose souvent dépend de critères définis par la loi, mais aussi de considérations d’ordre pratique.

Les critères règlementaires d’abord : si sa forme juridique, un objet social spécifique ou des dispositions statutaires mettent votre entreprise dans l’obligation légale de soumettre la tenue, l’arrêté ou le contrôle de ses comptes aux diligences d’un expert-comptable et/ou d’un commissaire aux comptes, la situation est claire et l’alternative inexistante : vous confierez une mission à un représentant de ces professions règlementées.

Toutefois, la plupart des petites entreprises, des professions libérales, entreprises individuelles, activités freelances, … ne sont pas obligées de soumettre leurs comptes à une profession règlementée.

La décision, pour un « petit patron » de faire sa comptabilité par lui-même est une décision lourde. Quelles réponse honnêtes le chef d’entreprise donne t’il aux interrogations suivantes :
comptable-au-travail

  1. Suis-je capable de lister l’ensemble des tâches comptables et fiscales obligatoires ?
  2. Suis-je capable de faire la part des choses entre ce que je saurai vraiment faire et ce qui dépasse mes capacités ?
  3. Saurais-je respecter toujours les échéances déclaratives et de paiements ?
  4. Saurais-je faire face à ce stress supplémentaire ?
  5. Sur qui compter quand les choses se compliquent (contrôle fiscal, ...) ?
  6. Suis-je prêt à investir dans une formation en comptabilité et gestion ?

En vérité, l’établissement d’une liasse fiscale annuelle, les arcanes des caisses de cotisations sociales et autres joyeusetés obligatoires et récurrentes ne seront jamais réellement à la portée des "non-comptables" ou des comptables sans expérience. Voilà pour mon opinion après 25 ans de vécu.
En revanche, les dirigeants d’entreprises peuvent se former pour asseoir leur maîtrise des opérations comptables quotidiennes. Ils peuvent alors assumer la tenue à jour de leurs comptes dans un logiciel de comptabilité et réserver une mission de contrôle, de conseil et de clôture à un expert-comptable. Si la petite entreprise n’est pas si petite que cela, rien n’empêche le dirigeant de salarier une personne capable de mener à bien des tâches comptables ou qui va recevoir une formation en comptabilité.

  • Lorsque la saisie de la comptabilité au jour le jour est maintenue dans l’entreprise, le dirigeant garde davantage « la main » sur ses documents et s’implique davantage dans la gestion; il sait aussi précisément ce qu’il confie ensuite à son expert-comptable, ce qui améliorera la qualité de ses échanges avec le professionnel des chiffres.
  • Lorsque la saisie de la comptabilité au jour le jour est maintenue dans l’entreprise, le dirigeant économise des honoraires : une saisie comptable bien faite au sein de l’entreprise et des justificatifs comptables bien rangés sont une bénédiction pour le cabinet d’expertise qui vient aider à finaliser la comptabilité et les obligations fiscales. Il vaut mieux garder un budget "honoraires" pour élever le débat et acheter du conseil stratégique.
  • Lorsque la saisie de la comptabilité au jour le jour est maintenue dans l’entreprise, le dirigeant renforce sa crédibilité auprès des tiers : une demande de renseignement d’un client ou d’un fournisseur, sur la situation de son compte en vos livres, peut trouver réponse immédiatement, si les flux bancaires et les achats, comme les ventes, sont comptabilisés régulièrement.

En conclusion : tenir la comptabilité d’une TPE ou d’une activité indépendante n’est pas tâche insurmontable pour qui ne se surestime pas et sait passer la main sur des tâches requérant un savoir-faire spécifique. Une personne prête à se former à l’utilisation d’un logiciel comptable et à l’imputation des opérations habituelles de son activité peut acquérir une efficacité professionnelle appréciable dans la tenue de ses comptes. Mais il est illusoire de penser pouvoir gérer une entreprise tout seul. Même les professionnels ne restent pas seuls devant les dossiers que vous leur confiez.

Enfin, une considération fiscale pour les professions libérales et les indépendants qui reportent le résultat de leur activité professionnelle sur la déclaration à l’impôt sur les revenus de leur foyer fiscal : Il leur faut adhérer à un centre de gestion (ou association de gestion) agréé par l’administration fiscale. Ces organismes attestent de la cohérence des comptes de leurs membres. En l’absence de cette attestation, le fisc va appliquer un coefficient de 1.25 aux revenus professionnels déclarés. Pas vraiment avantageux. De rares experts-comptables ont également le droit d’apposer sur vos comptes un visa fiscal identique à celui délivré par les centres de gestion agréés.

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