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Mot-clé - économie responsable

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samedi, 11 mai 2019

Ce que les crises économiques du 21è siècle nous enseignent

Thierry Goemans explique ce que chacun de nous peut tirer comme enseignements de sagesse après avoir compris la mécanique des crises financières du 21ème siècle; la globalisation de l'économie a fragilisé le système économique mondial et les établissements de crédit, entrainant par exemple la faillite de la banque Lehman Brothers, en 2008. Avec ces enseignements, vous pourrez adopter une stragégie pour limiter l'exposition de votre argent aux risques liés au déclin du libéralisme économique.

Cette vidéo fait suite à une première séquence "Comment se produisent les crises du XXIe siècle" que nous vous recommandons de regarder avant celle-ci :

Dans la vidéo précédente, je vous ai décrit le phénomène d’une crise économique classique à l’heure de la mondialisation, en décrivant l’effet boule de neige du ralentissement économique sur les finances des familles, des entreprises et jusqu’à la faillite établissements de crédit.

Dans la première partie de ce récit, une banque fait faillite après qu’un grand nombre de ses clients ont perdu leur emploi, parce que l’activité des entreprises faiblit. Tout va donc à vaut l’eau.

Voici ce qu’il faut en tirer comme enseignements :

Premier enseignement : déterminer le prix de vente d’un bien en fonction de ce que l’acheteur a les moyens de payer plutôt que de le lui vendre avec une marge bénéficiaire juste raisonnable, revient à une tromperie, si la vente se fait pour un prix de marché exagéré par rapport à la valeur réelle du bien.
Celui qui achète trop cher, un bien ou un service, achète, ce que les économistes appellent une bulle. Celle-ci va leur exploser au visage dès qu’ils voudront revendre le bien : sauf à tromper de nouveau un acheteur trop crédule, la perte à la revente, quand un marché s’écroule, est d’autant plus importante quand le bien a été surcoté lors de l’achat.

Dans cette logique, la banque Lehman Brothers (mais ce système était généralisé à de nombreux établissements de crédit), s’est montrée complice du promoteur qui avait facturé ses maisons au prix fort aux ouvriers. Si le prix de vente initial des maisons avait été moindre, la banque aurait prêté moins d’argent, donc fait moins de bénéfices. Mais elle aurait été aussi exposée à moins de pertes si elle avait d’abord mieux évalué le potentiel de revente des maisons qu’elle prenait en garantie de l’argent prêté à ses clients devenu déficients.

Outre l’évaluation de la qualité des garanties données par les emprunteurs, toute personne spéculant sur l’argent, donc le banquier en premier lieu, a intérêt à diversifier le profil de ses emprunteurs et de ses prêteurs. C’est du bon sens : il s’agit de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. 

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mardi, 12 février 2019

Remettre la finance au service de l'économie

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J'avais été étonné, lorsque la crise des subprimes nous tomba dessus, en 2009, d'entendre des politiques, -dont le Président de la République de l'époque- avouer qu'il ne "savait pas quand ni comment en sortir".

On nous parlait d'un mal survenu inopinément. Aucun indicateur n'aurait été au rouge chez les analystes de l'économie mondiale et ... patatra, un séisme avait ravagé les 5 continents. La crise économique, dont nos entreprises affrontent les conséquences est parfois comparée au Crash économique de 1930. Si cette comparaison tient la route, les causes, les effets et les remèdes à y apporter font partie des manuels d'histoire et les responsables macro-économiques qui régulent la planète pourraient les relire.

En septembre 2009, quelques mois après la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, j'écrivais ici-même ceci :

"D'ici quelques mois, quand, la confiance aura repris le dessus, quelles leçons nos édiles auront-elles tirées de la crise "sans précédent" que nous subissons ? Dans la réalité, alors qu'un discours moralisateur est tenu par les gouvernants, qu'est-ce qui changera vraiment dans nos banques, dans les grandes entreprises et dans les sphères politiques ? La politique d'image moralisatrices dont on nous abreuve : "Les banquiers à l'Elysée", "Kerviel chez ses juges", etc, sera t-elle accompagnée bientôt de règles nouvelles, visant à produire pour satisfaire les besoins de l'Homme plutôt qu'à rémunérer l'argent du capital ? Dès octobre 2008, Nicolas Sarkozy(1) déclarait qu'il "fallait remettre la finance au service de l'économie, et non l'inverse".

Ou en sommes-nous au début de 2019, de la définanciarisation de l'économie ?

Quelles règles ont-elles changé, à l'échelon français, européen et mondial, qui viennent modifier concrètement les excès ressentis par presque chacun de nous de la financiarisation de l'économie?
J'ai peur qu'il y en ait peu qui représentent un changement positif pour le commun des mortels.

A l'époque, j'écrivais aussi :

"Je suis comme soeur Anne : "j'attends de voir venir". Et si rien ne bouge, je m'attends à ce qu'un jour, une nouvelle crise économique, crise de confiance, crise de morale, nous prenne au dépourvu. Enfin au dépourvu ? Moralisation de l'économie, on vous l'a promis, on le fera ! "

Dix ans après, les banques ont restauré leurs marges (sur notre dos), les classes moyennes, dont les dirigeants de nombreuses entreprises, paient de plus en plus de taxes et cotisations (normal, que les prélèvement augmentent : ceux qui les paient règlent leur quote-part mais, en plus, aussi, celle de ceux qui, dégoûtés, refusent la confiscation, soit en trichant, soit en étant partis sous des cieux plus arrangeants.

Dans cette conjoncture, le mouvement des gilets jaunes pourraient représenter les prémices d'un mouvement identique à celui qui conduisit l'état grec à la faillite : lorsque les grecs ont, en masse, refusé d'alimenter les caisses de l'état, sans recettes suffisantes pour couvrir la dépense publique, la Grèce s"est trouvée en cessation de paiement. Depuis, ce pays vit grâce à l'argent qui lui est donné par les autres états de l'Union Européenne.

Qu'en sera-t-il si la France, et dans une moindre mesure, l'Italie (103 banques jugées fragiles dans la Botte  et un gouvernement populiste) essuyaient à leur tour une révolte fiscale ?

Ceux qui se sont donnés la peine d'analyser la Loi Sapin 2, votée juste avant le départ de François Hollande de l'Elysée, ne peuvent ignorer que nos hauts fonctionnaires et nos politiques ont envisagé sérieusement l'hypothèse d'un bank run, qui verrait les français retirer massivement leurs avoirs bancaires auprès des établissements de crédit, entrainant des effets similaires à ceux vécus lors de la faillite de Lehmann Brothers. Et on avait dit "Plus jamais cela ?"


1) lettre adressée par Nicolas Sarkozy aux Journées des Entrepreneurs - octobre 2008.





mardi, 2 novembre 2010

RSI -Régime Social des Indépendants - erreur à 2 millions d'euros !

Chaque trimestre, les TNS (travailleurs non salariés) reçoivent des appels de cotisations sociales couvrant leur santé et leur retraite. C'est désormais un running-gag, le RSI et les URSSAF se prennent les pieds dans le tapis au moment d'envoyer leurs appels de paiement. Cette fois-ci, j'ai reçu, pour la même cotisation, deux appels de fonds à 4 jours d'intervalle, émanant l'un du RSI, l'autre de la RAM, ma caisse d'assurance maladie. Je suis trop prévenu de ce gloubiboulga pour avoir payé en double. En revanche, en bon comptable, j'ai fait un calcul pour chiffrer le coût de ce dysfonctionnement :

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jeudi, 20 mai 2010

Les sentiments sont gratuits, le pouvoir est payant ! (1ère partie)

Je voudrais partager avec vous quelques sentences de mon cru à propos de l’actualité économique internationale. Il me semble que, certains principes sont valables tant dans nos PME qu’au niveau d’un pays ou même de l’Union Européenne.

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lundi, 17 mai 2010

bouclier fiscal : un effort de solidarité en préparation.

La problématique des impôts concerne au premier chef ceux qui ont la charge du pilotage d’une entreprise. Actuellement le bouclier fiscal limite à 50% de ses revenus les impôts(1) payés par un contribuable. En ces temps de crise, ce plafonnement "pour les riches" a mauvaise presse et des pistes sont étudiées par le gouvernement pour permettre à l’état de mieux remplir ses caisses. Voici les « pistes de réflexions » envisagées pour demander plus de solidarité aux plus gros contribuables :
impots-bouclier-fiscal

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dimanche, 9 mai 2010

Salade grecque

L’idée de ce billet à ranger dans la catégorie "Humeurs de Thierry", m’est venue en réaction à la crise grecque : Est-il si surprenant qu’un pays fasse faillite, s’il est gouverné avec des principes identiques à ceux appliqués ces dernières années dans le secteur marchand ? C’est le capital qui fait l’élection. Les rois du pétrole, par exemple, ont fait les présidents des Etats-Unis du siècle dernier. En Europe, la proximité des gouvernants avec les fortunes d’affaires est connue et le lobbying politique comme les campagnes électorales, sont financées par ceux qui veulent défendre leurs intérêts économiques.

crise Grèce Union-Européenne

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