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Recrutements et d'investissements massifs dans les PME-TPE ? Que faudrait-il pour que cela soit ?

Le fléau du chômage pèse sur nos vies depuis des décénies. Or une étude américaine récente montre que plus de 40 pourcent de petites entreprises projettent de recruter dans les six mois à venir. Surcharge du carnet de commandes ? Sans doute pas : les embauches dans les fonctions commerciales sont la priorité de la moitié des chefs d’entreprises se disant prêts à recruter.

Une faible lueur d’espoir pour une amélioration des chiffres du chômage ? La même étude donne des indications sur les freins qui retiennent d'autres petites entreprises de recruter du personnel. Une bonne occasion de s'interroger, entre entrepreneurs, sur les mesures qui favoriseraient effectivement investissements et recrutements dans nos entreprises ...

TPE-PME investissement et recrutement

23% des dirigeants de PME/TPE qui hésitent à embaucher, faute de confiance dans l’avenir réclament davantage de mesures d’incitation fiscales en cas d’embauche.

35% des patrons de petites entreprises indiquent avoir des difficultés pour renforcer leurs fonds propres. Pour eux, augmenter le capital de l’entreprise permettrait des investissements nouveaux, y compris la création d’emplois. Au-delà des liquidités directement disponibles en cas d’augmentation de capital, les banquiers sont aussi plus prompts à accorder un prêt aux petites entreprises qui offrent la garantie de fonds propres confortables.

Depuis 2008, dans la quasi totalité des pays développés, les gouvernements ont pris des dispositions dans l'intention d'aider les petites entreprises à surmonter la récession. Or, ces aides n’ont pas toujours satisfait les PME/TPE, soit parce que leurs effets se sont fait sentir trop tard « sur le terrain », soit que les avantages qu’elles procuraient ont été abrogés bien trop tôt : les entreprises n'ont pas profité suffisamment de leurs effets.

Ainsi, aux USA -mais le constat est le même en France-, pour l’année 2010, seuls la moitié des petites entreprises qui avaient demandé un prêt bancaire l’ont obtenu. En moyenne, chaque entrepreneur en quête d’argent frais contacte 2.2 banques et consacre de 2 à 3 jours de son temps de travail au dossier de demande d’emprunt. Des efforts jugés parfois dissuasifs pour une issue incertaine. En conséquence, trop d’entrepreneurs renoncent à solliciter leur banquier : ils préfèrent renoncer à des embauches et à des investissements que de se mettre à la merci de bureaucrates pinailleurs.

Selon-vous, en France, quelles seraient les bonnes mesures pour favoriser les embauches et les investissements dans les petites entreprises ?