Nous connaissons tous des gens qui semblent connaître tout le monde. Ils sont toujours en mesure d'aider, ou, s’ils ne peuvent pas, ils recherchent une personne recours. Vous les rencontrez pour la première fois et en 15 minutes, vous parlez avec eux comme si vous étiez des amis d'enfance. Ils ont tout : la réussite, l’intelligence et l’humour. Et ils s’intéressent à tout.

Que sont ces personnes? Des connecteurs. Elles aident à huiler les rouages relationnels et à détecter ce qui rapproche les personnes.

Aimer les gens et être curieux. Ecouter les histoires des autres et s’en servir pour poser des jalons. Ceux qui ont ce talent sont les connecteurs. Ils savent se rendre compatibles avec de nombreux univers différents, y compris des sous-cultures et des niches.

Des traits tels que l'énergie, une curiosité insatiable et la volonté de prendre des risques font le dénominateur commun entre les connecteurs. Leur comportement ne peut se confondre avec le réseautage. La connexion s’appuie sur le goût de la rencontre, la capacité à se faire des amis et à s'engager dans une entraide mutuelle. Le réseautage est un moyen vers une fin ; le réseautage est une technique. La connexion est une philosophie de vie, fondée sur le long terme.

Dans le monde du travail, les connecteurs montrent la volonté de s'aventurer à l'extérieur de leurs zones de confort. Ils cherchent à comprendre le fonctionnement de l’entreprise, y compris hors de leur propre « sphère métier ». Ils veulent sans cesse apprendre et améliorer les relations entre toutes choses et entre toutes personnes.

La volonté de tendre la main à quelqu'un que vous ne connaissez pas est le fondement de l'art de la connexion. Or souvent, il en va autrement : en arrivant à une réunion ou un repas, notre réflexe naturel est de chercher des connaissances. C’est facile de s'asseoir avec quelqu'un qu’on retrouve. A l’opposé, c'est intimidant, mais plus édifiant, de s'asseoir avec des inconnus.
Lors de toute « première fois », en présence d'étrangers, nous sommes instinctivement sur nos gardes. Le truc, ce n’est pas d'ignorer la peur, la timidité, mais de dépasser ce stade psychologique normal : « Vous respirez profondément, et vous devez vous rappeler que tout le monde a peur. »

Il y a des connecteurs-nés et, bonne nouvelle, d’autres qui acquièrent ce talent. Les personnes souvent mutées ou déplacées finissent par maîtriser le « kit à l’usage des petits nouveaux » : rejoindre les clubs et les organisations pour lesquels ils ont un intérêt sincère et y apporter une contribution active et non feinte, sans espérer de retombées autres que le plaisir de l’échange.

Personnellement, je remarque que la génération Y - celle pour qui le mode « collaboratif » est naturel – a compris que partager (des informations), ce n’est pas donner la clé de votre maison. Vouloir aider les autres ne signifie pas que vous deviez vous livrer entièrement et que vous cessiez de protéger vos propres intérêts. Ce n’est pas non plus être intrusif dans la vie d’autrui.

Article original Forget Networking. How to Be a Connector