Thierry Goemans, DAF freelance, formateur en comptabilité

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lundi, 30 janvier 2012

dirigeants : choisir le statut "salarié" ou "non-salarié" ?

La question se pose à tous les mandataires sociaux (gérants ou présidents de sociétés) : quel statut choisir pour eux-mêmes : se faire salarier par sa propre entreprise ou adopter un statut de travailleur non salarié et se rémunérer sur les bénéfices, via la distribution de dividendes?

Il n’y a pas de réponse collective à cette question et chacun devrait faire examiner sa situation individuelle par un spécialiste ou par un conseiller (CCI ou autre). La réponse ne sera pas la même selon l'âge la situation de famille et la carrière déjà accomplie au moment du choix.

Voici des pistes de réflexion, pour ceux qui envisageraient de passer d’un régime salarié à un régime TNS (travailleur non-salarié) ou vice-versa :

  • Si vous avez déjà beaucoup de trimestres validés comme salarié, il est peut-être mieux de finir une carrière complète sous ce statut.
  • Idem, si vous avez cotisé comme travailleur indépéndant pendant très longtemps, cotiser pour quelques années seulement comme salarié vous ouvrira peu de droits, à la retraite, notamment.
  • Du point de vue des charges à payer, les cotisations à verser comme non-salarié sont-elles réellement moindres que les charges salariales ET patronales appliquées à un (gros ?) salaire.

L’écart entre les charges payées par les TNS et celles qui grèvent les salaires s’est singulièrement réduit, ces dernières années. N'oubliez pas que, si vous êtes salarié par VOTRE entreprise, c'est vous qui payez, in fine, tant les charges patronales que celles à supporter par l'employé.

  • Serais-je capable gérer les relations avec les caisses des non-salariés (URSSAF, RSI, caisse de retraite), payer à temps, etc.
  • Si je choisis d’être salarié, il faudra établir un bulletin de salaire, chaque mois, et des déclarations périodiques. Peu de personnes s’en sortent efficacement sans l’aide d’un professionnel dont il faudra régler les honoraires.

Enfin, tordons le cou à cette idée, que j’entends trop souvent : « je me "mets" salarié, comme cela, en cas de coup dur, j’irai au Pôle Emploi ». Non! Le risque entrepreneurial n’est pas indemnisé par l’assurance chômage, dont le bénéfice est réservé aux « vrais salariés », ceux qui sont effectivement subordonnés. En contrepartie, il est évident qu’un dirigeant-salarié ne cotise pas au Pôle Emploi. En tant que dirigeant, mandataire social, vous assumez le risque de votre entreprise, même si vous êtes sous statut salarié. Les seuls entrepreneurs qui touchent parfois des indemnités de chômage sont les chômeurs-créateurs, qui continuent à percevoir des indemnités qui leurs sont dues suite à leur vie de salarié précédente pendant l'amorçage de leur entreprise.

lundi, 23 janvier 2012

Logiciels et services en ligne pour la gestion d'une PME/TPE

Voici un aperçu (partiel) des logiciels et services en ligne que j'utilise au quotidien, pour gérer ma petite entreprise, mais aussi et surtout pour répondre aux besoins des entreprises clientes d'Adjuvamus Management Support en matière de pilotage de l'entreprise.

A mes yeux, l'invention de la décennie, c'est Dropbox, ce service en ligne qui permet de synchroniser vos répertoires et fichiers par internet depuis n'importe quel ordinateur, et de partager des documents avec d'autres personnes. Ce service est d'une grande facilité pour le travail collaboratif, il vous met à l'abri d'un crash informatique et vous permet d'accéder à vos fichiers informatiques depuis n'importe quel navigateur internet, pourvu que vous vous souveniez de votre mot de passe.

J'utilise aussi quotidiennement Google Documents. Cette suite bureautique en amélioration constante remplace MS-Office chez plusieurs de mes clients. Les avantages sont les mêmes que pour Dropbox : vous pouvez administrer des droits d'accès aux fichiers créés pour travailler en équipe et les données -stockées par Google- sont accessibles depuis une interface web, protégée par mot de passe. Adieu clés USB et conflits de version de documents.

services de gestion administrative en ligne

Pour ma comptabilité, c'est Itool, un service en ligne de la société EBP, que j'utilise, comme nombre de mes clients. Encore un peu moins ergonomique qu'un logiciel de comptabilité EBP, SAGE, ou Ciel, installé, à l'ancienne sur votre machine, il a cependant toutes les fonctions nécessaires pour produire une comptabilité complète aux normes légales. Plus besoin de se soucier de l'installation et des mises à jours (TVA à 7% ...). Et tellement rassurant aussi pour tous les chefs d'entreprises qui négligent les sauvegardes (non pas vous, bien sûr ;) ).

J'aurais pu citer d'autres services en ligne, tout aussi efficaces, mais voilà, je vous ai parlé de ce que je connais. Si l'un ou l'autre de ces services devait me décevoir, je ferais comme vous : je ne serais pas long à migrer.

Comme nous ne travaillons pas -à ce jour- pour les services secrets, ni mes clients,ni moi-même ne craignons de stocker nos données sur des serveurs administrés par des tiers. Pour toutes ces solutions, l'efficacité professionnelle l'emporte sur cet inconvénient.

Last but not least : le budget annuel pour mes logiciels et services professionnels n'excède pas 150 euros. Pour des versions toujours à jours et sans cesse améliorées. Vive le saas, vive le cloud !

lundi, 9 janvier 2012

RSI : la Représentation des professions libérales menacée ?

Selon l'édito du dernier bulletin du RSI-Caisse d'Assurance Maladie des Professions Libérales, les professions libérales cotisent, au sein du RSI, deux fois plus qu'elles ne reçoivent de prestations, alors même que l'ensemble des "caisses maladies" engendre des déficits lourds.

Le conseil d'administration du RSI-professions libérales sera renouvelé à l'automne 2012. Or, si j'en crois le bulletin cossigné par les présidents responsables, l'un de l'Ile-de-France, l'autre de la province, la représentation des professions libérales au sein de du RSI est menacée. En effet, le législateur manoeuvrerait pour réserver des sièges, autrefois dévolus aux professionnels libéraux, à des "personnalités qualifiées" désignées par l'Etat.

formation pme

Les professions libérales sont plus responsables que les autres catégories professionnelles, vis-à-vis des dépenses de santé et le nombre de professionnels libéraux inscrits au RSI n'a fait que croître, lors des 5 dernières années.

Dans ce contexte, est-ce bien logique qu'on empêche les professions libérales de peser sur la gestion du RSI ? Il y a quelque chose qui doit m'échapper ? Enfin, c'est vrai que les élus représentants les professions libérales au conseil d'administration du RSI ont réclamé la révocation de la directrice ... voyons, cela ne se fait pas!

dimanche, 8 janvier 2012

Adjuvamus sur le web : interview par La Radio des Freelances

Dominique Dufour du Blog du freelance a lancé une webradio à destination des travailleurs solos. J'ai été invité à participer à la deuxième émission. Il était question de ma présence sur internet. Vous pouvez écouter l'émission, en attendant de podcaster les suivantes que Dominique prépare.

La Radio des Freelances : Comment utiliser les réseaux sociaux quand on est freelance ? by dominiquedufour

lundi, 2 janvier 2012

Taxes et impôts en 2012

La loi de Finances 2012 prévoit la création d'un taux de tva à 7% et le gel du barème de l'impôt sur le revenu (IR). Ces mesures touchent une grande majorité des ressortissants fiscaux français.

Une TVA de 7% viendra gréver les biens soumis à 5.5%, sauf les produits alimentaires, l'énergie et les biens et services concernant les personnes handicapées. Concrètement, les repas pris au restaurant et les travaux de rénovation sont visés par cette augmentation du taux réduit de la TVA.

Le gel du barème de l'impôt sur le revenu à son niveau actuel, pendant les années fiscales 2011, 2012 et 2013 mérite une explication de texte : vous entendrez dire qu'il n'y aura pas de relèvement du taux d'impôts sur le revenu : c'est vrai ... et pourtant vos impôts vont augmenter. Magie ou sortilège ? Pas tant que cela. Le Machiavel de Bercy connaît l'arithmétique. Si on ne veut pas modifier les taux, on peut moduler la progressivité de l'impôt.

Bercy - Adjuvamus 01-04-2011

Normalement, chaque année, les tranches d'impôt sur le revenus sont indexées selon l'inflation. Voici les tranches de revenus fiscaux et les taux d'impôts appliqués :

  • sur vos revenus fiscaux compris entre 0 < 5963 euros vous payez 0% d'impôt
  • sur vos revenus fiscaux compris entre 5963 < 11896 euros vous payez 5.5% d'impôt
  • sur vos revenus fiscaux compris entre 11896 < 26420 euros vous payez 14% d'impôt
  • sur vos revenus fiscaux compris entre 26420 < 70830 euros vous payez 30% d'impôt
  • sur vos revenus fiscaux dépassant 70830 euros => 41% d'impôt sur le revenu

Si l'inflation (le coût de votre baguette de pain ;) ) augmente, disons de 2%, dans la logique, ... l'administration augmente les seuils : 5963 deviendrait 6082, le plafond de 26420 passerait à 26948 euros... etc. Pendant 3 ans, ce ne sera pas le cas.

En ne relevant pas les plafonds, pendant 3 ans, le fisc ne reconnaît plus l'augmentation mécanique des revenus des ménages, liés à l'inflation. Mécaniquement c'est une hausse de l'impôt sur les revenus, sans augmentation des taux ... donc sans effet d'annonce.

lundi, 19 décembre 2011

Sagesse contrainte d'un DAF roublard

Dans quelques jours, ce sera la « trêve des confiseurs ». Avec les fêtes vient le temps du rassemblement et l’exercice convenu des vœux. Fin décembre, dans les réseaux professionnels, comme ailleurs (photos ;) ), « tout le monde il est beau, tout le monde, il est gentil ».

entente forcée

J’ai appris à être plutôt à l’aise dans ces circonstances-là et je sacrifierai à la tradition des souhaits avec plus de sincérité que d'autres (c'est moi qui le dit ;) ).

Eh oui! Pour faire des affaires, il faut avoir l'esprit réseau. Et c'est pas commode d'être à la mode. Il faut en supporter, des pas aimables, des trop aimables, des qui veulent bien mais qui peuvent point, des qui peuvent bien mais ne veulent point, des qui calculent tout, des qui calculent rien, des terre-à-terre, des qui osent trop, des qui n’osent pas, des fouille-caca, des psychopathes qui ont réussi, des loosers chroniques, des porteurs de projet-foireux, des qui n’ont pas le sous mais qui veulent tout, des cons qui ont tout mais qui sont grippe-sou, des qui ont la folie des grandeurs,...
Plus tous les autres qui n’ont rien de tout ça mais qu’on aime pas, sans savoir pourquoi.
Bon, heureusement et surtout, il y a aussi une foule de personnes pétries de qualités. Mais comme celles-là, on les jalouse et on les envie... finalement personne n'aime personne. ;)

Oui ma bonne dame, aujourd'hui, tout le monde "s'aime" d'un clic mais c'est du toc ! De l'amour vache. Alors bien sûr, il arrive qu’en fin de semestre, le travailleur méthodique (vous et moi ;) ) ait envie d'envoyer son petit monde tourner en orbite terrestre(1) au lieu de claquer des bises à la volée, pendant une tournée chocolat – champagne.

Perso, je ne finirai pas l’année en mégotant : ma tournée de vœux sera sincère et sans arrière-pensée.

réseau d'influence

Voyons :

  1. l'écrasante majorité des grincheux évoqués plus haut est de bonne foi et plutôt honnête.
  2. si les fâcheux pouvaient voler, je serais sans doute déjà satellisé
  3. l'hypocrisie est moins présente dans l'entreprise qu'ailleurs (photos).

vie des affaires

Alors que vous vous sentiez proche de la classification des contacts que j'ai proposé ci-dessus, ou non, je vous dit joyeusement : bonne fin d'année, et au plaisir de vous rencontrer prochainement.

(1) Allusion à Michel Audiard "Si tous les cons volaient, il y aurait moins me monde dans les rues"

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