| Nicolas Sarkozy et moi par Thierry
Goemans* (suite de la page 1) La tendance de ces dernières années a été une virtualisation
de l'économie, avec une arrogante prédominance des financiers. Je
crois que l'économie réelle est par essence un échange de
produits et de services, donc une affaire de spécialistes qui exercent
un métier. On agit comme chausseur, boucher, installateur de réseaux
informatiques ou prestataire de services à la personne. Pour structurer
son
activité, on s'organise dans des disciplines annexes : les fonctions
support. Ces
fonctions, relevant souvent du secteur tertiaire, sont indispensables à toute
entreprise quelle qu'en soit la taille : mais elles font partie
des outils utiles pour atteindre un objet social, et ne constituent pas une
finalité. Par opposition, l'économie finanancière, dont les effets pervers sont aujourd'hui démasqués, est aux antipodes du commerce, né de la nécessité de
pourvoir l'Homme en biens et services de consommation. L'économie finanancière
"a fait pchitt", elle ne devrait pas survivre à la dilution des
responsabilités, facilitée par la dématérialisation croissante des transactions. Je postule que la crise financière que nous
vivons,
s'atténuera lorsque les marchés auront adapté leurs offres à l'état
d'esprit de consommateurs aujourd'hui recentrés sur des besoins
fondamentaux et en quête de partenaires de confiance.
Il y a donc, selon moi, des opportunités d'entreprendre dans
des structures à taille humaine, voire individuellement, pourvu qu'on ait un
métier, que l'on apporte une vraie valeur ajoutée. Lorsque j'exprime un besoin, il m'arrive d'être rassuré de choisir une
personne, en qui je place ma confiance, plutôt que d'acheter un package, savamment marketé, au bout
d'une chaîne de distribution industrielle. En conclusion, si comme moi, vous tablez sur un come-back
des valeurs qui ont fait la fortune des entrepreneurs après le choc de la guerre 39-45,
n'attendez pas d'être parfait, investissez sur vos points forts pour vous
distinguer de la concurrence et assurez vos arrières sur les fonctions qui viennent en support de votre valeur ajoutée : la
délégation et les prestataires de proximité sont là pour cela.
* gérant de Adjuvamus Management Support sarl
Au lendemain du jour ou j'écrivais ce billet, le Président de la République(1) pointait "les dérives constatées depuis
que la finance n'est plus au service de l'économie" et souhaite
"remettre l'entrepreneur au coeur du système économique" avant d'espérer
"un retour vers le capitalisme responsable".
Ce n'est qu'un discours, mais c'est la parole du chef de l'Etat.
(1) message adressé par Nicolas Sarkozy aux Journées de l'Entrepreneur (17-23/11/2008)
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Externalisation :
l'heure de la maturité (Suite de la page 1)
Bien au contraire, le recours à l’outsourcing figure
désormais au premier rang des « bonnes pratiques » auxquelles doivent se plier
les décideurs, afin de réduire leurs coûts et d’améliorer leur productivité. Plus de 98 % des
entreprises déléguant la gestion de certaines de leurs fonctions se déclarent
satisfaites ou très satisfaites de l'opération. Ce chiffre, issu du Baromètre
Outsourcing 2005 de Ernst & Young, montre que l'externalisation possède
aujourd'hui un vrai capital confiance chez les entrepreneurs français : loin
d'être une solution parmi d'autres, l'outsourcing promet d'être LE mode de
gestion des ressources humaines en vogue pour les années à venir. Cette montée en puissance
est d'autant plus remarquable que la bataille n'était pas gagnée d'avance : il
y a encore quelques années, la seule idée d'externaliser des fonctions aussi
stratégiques que les finances ou l'ADV faisait frémir les décideurs
les plus audacieux, tétanisés à l'idée de perdre le contrôle de leur entreprise. Comment la situation
s'est-elle renversée ? Selon le baromètre Ernst & Young, c'est tout
simplement l'importance des résultats obtenus qui a permis de convaincre les
décideurs de revoir leur position. Les gains en terme de coûts, de flexibilité
et de performance ont été tels, chez les entreprises pionnières, que
l'externalisation a bénéficié d'un effet «boule de neige». Ainsi, depuis
quelques années, le nombre de fonctions outsourcées par entreprise n'a cessé
d'augmenter, passant de 4 en 2003 à plus de 6 en 2005. Au cours des prochains
mois, la tendance devrait d'ailleurs se confirmer, et toucher plus
particulièrement les secteurs suivants : l'informatique (citée par 50% des
décideurs externalisant déjà une ou plusieurs de leurs fonctions), l'administration
et les finances (48%), les services généraux (40%) et la production (30%).
A savoir : quels
avantages une entreprise retire-t-elle d'une externalisation ?
* des économies
budgétaires, grâce à la réduction du nombre de ses salariés,
* une plus grande
flexibilité, avec la possibilité de mettre facilement fin aux contrats de
prestation de service,
* une optimisation
des performances, grâce à l'expertise métier apportée par le prestataire,
* une meilleure
organisation interne, avec la possibilité de se recentrer uniquement sur son
cœur de métier.
source : cadremploi.fr
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